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dimanche 10 avril 2011

Chasse à l'arc : Le prédateur aux pointes de métal.

samedi 1 janvier 2011

Militants identitaires, nationalistes, écologistes authentiques, paysans...Demain face au système : haut les fourches !

Avec la défense des ethnies, des cultures et des valeurs européennes, l'écologie doit être au cœur même de nos préoccupations principales. En effet, protéger le sang si fragile de nos vieilles races d'Europe, nos traditions, notre patrimoine, notre air, notre eau, nos forêts, notre faune, n'est-ce pas défendre tout ce que nous sommes en tant que peuple enraciné sur un territoire ?

Evoquer la problématique de l'écologie, c'est d'abord et avant tout réfléchir à la place de l'homme sur la planète. Faut-il poursuivre la voie biblique, à savoir l'homme détaché d'une nature dont il se méfie et qu'il doit soumettre à ses impératifs («Allez et soumettez la nature » dit la Bible) ? Inutile de dire que cette «philosophie» du viol continu des lois de la nature va nous conduire à en payer le prix fort. Pour nous peuple des sources et des forêts ( et non du désert...), l'homme n'est qu'un élément parmi d'autres êtres vivant, et bien qu'il en soit probablement le plus doué, ne considérons pas que cela lui donne le droit d'éliminer les autres composantes du monde ou de porter atteinte à leur biotope. Complémentarité oui, supériorité, non !

Réfléchir aux problèmes écologiques nous obligent aussi à souhaiter une autre forme d'organisation de la société : une société alternative, tournant le dos au productivisme effréné, à la société de consommation sans foi ni loi et à toutes formes de matérialisme, qu'il soit de forme capitaliste-libéral (où l'on pollue pour produire vite et à moindre coût en vue de réaliser un profit maximal) ou marxiste (où l'on pollue pour respecter au mieux les impératifs de la planification).

Reconstruire une Europe Paysanne et rurale, repenser l'équilibre démographique et économique du territoire ? Nous ne pourrons encore bien longtemps esquiver ces questions.

Il est donc aujourd'hui plus que jamais temps de revivifier notre agriculture qui se meurt et s'industrialise en retrouvant une agriculture saine et faite dans le respect de la terre, et il doit en être de même pour tous les «moyens de production». Nous sommes les fils et les filles de la terre, et on ne tue pas sa propre mère !

lundi 20 décembre 2010

Les herbes médicinales et magiques du Moyen âge.

La connaissance des effets thérapeuthiques et des pouvoirs étranges des plantes remonte trés probablement aux origines de l'humanité. Au Moyen Âge, l'univers végétal, loin de fournir seulement des éléments indispensables à l'alimentation des hommes et des animaux, est au centre d'un système relationnel complexe entre environnement et société. Omniprésente dans la vie quotidienne, divinatoires, consolatrices, protectrices, guérisseuses, maléfiques..., des centaines d'espèces alimentant un savoir empirique millénaire ou des superstitions tenaces, entrent dans la composition d'onguents, de potions, de philtres... Pharmacopée et magie s'entremêlent inextricablement. La preuve par huit.

• Le Datura : Gare à cette solanacée aux fleurs en forme de trompette, elle entre dans la composition d'onguents destinés à provoquer des transes, des hallucinations et des sensations de lévitation (la scopolamine contenue dans cette plante toxique, comme on le sait aujourd'huit, fait perdre la volonté et la mémoire des faits postérieurs à la prise) ! Également considéré comme aphrodisaique, la datura pourrait être à l'origine des visions fantastiques grouillant de boucs et de démons lubriques dont les procès de sorcellerie font grand cas.

Millepertuis
• Le Millepertuis : Mentionné dans les écrits de Dioscoride (un médecin grec des armées de Néron), Galien, Pline l'Ancien, Hippocrate et Parcelse, le millepertuis, alias "l'herbe de Saint-Jean" (la légende voulant que cette simple soit née du sang de Saint-Jean-Baptiste) est surtout utilisé au Moyen Âge pour soulager les embarras digestifs, traiter les brûlures, les problèmes urinaires, les douleurs menstruelles, l'anémie... Cueilli au matin de la Saint-Jean, au plus fort des influences solaires, il passe également pour repousser l'esprit des ténèbres et guérir les possédés.

• La Sauge : Salvia (je sauve). Son nom latin en dit long sur le crédit dont elle jouit depuis les temps les plus reculés. Dans la pharmacopée médiévale, la sauge est la plante reine des convalescents. Elle combat les sueurs, le manque d'appétit, la dépression physique et morale... Trés en vogue à l'École de Salerne (l'école de médecine la plus importante du Moyen Âge) on dit de cette labiacée que "si son usage ne rend pas l'homme immortel, c'est qu'il n'y a point de remède contre la mort".

Mandragore
• La Mandragore : L'une des "armes" les plus redoutées de l'arsenal magique, à manier avec d'infinies précautions, comme la belladone. Réputée croître au pied des gibets où le sperme des pendus innocents la féconde, cette espèce de solanacée (dont la racine bifide, qui peut atteindre 60 cm de long évoque par sa forme les jambes d'un corps humain) pousse un cri terrifiant quand on veut l'arracher et ceux qui cherchent à s'en emparer son foudroyés ! Malgré son exécrable image de marque, la mandragore met parfois ses pouvoirs au service du Bien et assure prospérité et fertilité. À la Renaissance, ses alcaloïdes seront utilisés comme anesthésiques par Ambroise Paré.

• La Jusquiame : Une multitude de légendes et de croyances s'attachent à cette cousine velue, visqueuse, narcotique et calmante de la mystèrieuse mandragore. "Ceux qui en mangent sortent hors du sens, pensent qu'on les fouette par tout le corps, bégayant de la voix, bramant comme des ânes et hennissant ainsi que des chevaux", commente au XIe siècle le médecin et philosophe perse Avicenne. Maléfique, la jusquiame fait partie des plantes entrant dans la préparation des breuvages et pommades qui emmènent les sorcières au sabbat. Bien que dangereuse, les "chirurgiens" utilisent toutefois ses graines pour calmer les rages de dents.

Angélique
• L'Angélique : Baptisée la "racine des anges" par le médecin suisse Paracelse (1493-1541), cette ombélifère est parée de toutes les vertus : un cataplasme de ses fleurs fraîches bouillies ou macérées dans de l'huile, dit-on, neutralise les venins, sa poudre ingérée dans une boisson apaise les troubles de l'estomac, les diarrhées, les toux, les grippes et les rhumes.

• L'Hellébore : "Ma commère, il faut vous purger avec quatre grains d'héllébores", dit le lièvre à l'insensée tortue qui prétend se mesurer à lui dans la Fable de La Fontaine. Qualifué de fétide en raison de l'odeur repoussante qu'elle dégage quand on la touche, l'hellébore, alias "herbe aux fous", passe pour soigner les dérangements cérébraux. Cet usage perdurera jusqu'au XIXe siècle.

Armoise
• L'Armoise : Connue depuis l'Antiquité pour ses propriétés emménagogues (facilitant les régles), l'armoise, au Moyen Âge, a la réputation d'éloigner les dangers qui menacent le pauvre monde. "Celui qui porte toujours sur lui de cette herbe ne craint point le mauvais esprit, ni le poison, ni le feu et rien ne peut lui nuire", écrit au XIIIe siècle la savant et théologien Albert le Grand. Cette plante herbacée entre aussi dans la composition des philtres destinés à "dénouer l'aiguillette", un maléfice qui frappe d'impuissance les jeunes époux.

Les Cahiers de Science & Vie n°105, 2008.

lundi 6 décembre 2010

La symbolique européenne du loup.

Concernant les fondateurs de l’Urbs, Romulus et Remus, le choix de la Louve, comme mère de substitution, n’est nullement dû au hasard et s’explique en référence au père des jumeaux : Mars, le Dieu de la Guerre, qui se manifestait accompagné du Loup, emblème de son être intime, relevant de la même nature que l’animal totémique. Les Romains ont su exploiter ce lien Mars/Loup et utiliser le symbole du Loup dans leurs armées et sous de multiples variantes.

Aux temps auroraux de la Ville, le Loup était l’emblème des légions et, jusqu’à l’ère impériale, les légions alignaient une partie de leurs effectifs, les vélites, légèrement armés, vêtus de peaux de loup et arborant des crânes de l’animal. Bon nombre de porte-drapeaux portaient également des peaux de loup. On peut aisément supposer qu’aux temps de Rome demeurait une réminiscence des très anciennes « compagnies du Loup », depuis longtemps oubliées, même au moment où Rome est sortie des ténèbres de la proto-histoire pour émerger dans la lumière des temps connus. Leur simple présence dans l’héritage romain rappelle l’existence de compagnies ou communautés similaires chez d’autres peuples indo-européens.

L’historien Georg Scheibelreiter nous signale, dans son œuvre, qu’aucun autre nom d’animal n’est aussi fréquent dans les noms ou prénoms personnels que celui du loup : du védique vrka-deva, signifiant probablement « Dieu-Loup », en passant par le grec « Lykophron » (« Conseil de Loup ») ou le celtique « Cunobellinus » (« Chien ou Loup de Belenos »), jusqu’aux prénoms germaniques Wolf, Wulf, Wolfgang, Wolfram, Wolfhart. Lorsque l’on donnait un nom à un enfant, il n’y avait pas que la sympathie individuelle que l’on éprouvait à l’endroit de l’animal qui jouait, mais aussi le souhait de conférer à l’enfant ses qualités. Jusqu’aux temps modernes, on a appelé Werwolf (loup-garou), les hommes qui avaient la capacité de se muer en loups ou étaient contraints de le faire. Ce mythème s’enracine vraisemblablement dans l’apparition d’individualités ou de communautés entrant en transe, vêtues de peaux, pour se transformer en bêtes échevelées.

Les cultures préchrétiennes s’étaient déjà distanciées de tels phénomènes, même si les Romains avec Mars, ou les Grecs avec Zeus et Apollon  honoraient des dieux accompagnés de loups. L’attitude dominante était un mélange de vénération et d’effroi, où ce dernier sentiment finissait toutefois par dominer : un loup, nommé Freki, suivait également le dieu germanique Wotan/Odin, mais les Germains croyaient aussi qu’au crépuscule des dieux, Odin lui-même allait être avalé par le loup Fenrir, aux dimensions monstrueuses. Dans l’Edda, l’Âge du Loup correspond à l’Âge sombre qui précède le Ragnarök.

Tous ces faits mythologiques expliquent pourquoi le loup, après la christianisation, ait perdu toute signification symbolique positive. Il était non seulement un indice de paganisme mais aussi et surtout la manifestation du mal en soi. Cette vision du loup s’est perpétuée dans nos contes. Le loup disparaît également des emblèmes guerriers de l’Europe ou n’y fait plus que de très rares apparitions.

Karlheinz Weissmann, Junge Freiheit n°51/2007

mercredi 17 novembre 2010

Jean Giono, Que ma joie demeure.

“Quand il prit terre de l’autre côté, le monde s’apaisait et peu à peu s’établit le silence. Il écouta. Il frissonnait. L’eau s’égouttait de ses poils, claquait sur les pierres du bord. Il traversa et retraversa l’étang plus de vingt fois, et, à la longue, tous les poissons allèrent s’enterrer au plus profond des trous et il fut tout seul dans l’eau avec le reflet de la lune. Et chaque fois il mugissait. Et chaque fois le vaste monde lui répondait. Enfin, vaincu de fatigue et si brûlant de joie qu’il brûlait comme un brasier, il se coucha dans l’herbe.

Le jour se levait. Il vit arriver la biche. Il ne pouvait plus bouger. Il ne voulait plus bouger. Il gémit vers elle. Elle vint lui lécher doucement le museau, soigneusement, de tous les côtés, comme s’il avait été un tronc d’érable ruisselant de sève douce. La clarté du jour monta et s’établit. La biche entra dans l’eau et nagea le long du bord. Quand elle fut bien mouillée, elle revint se coucher près du cerf, elle poussa sa tête près de la grosse tête haletante, aux yeux joyeux, elle se plaça, babine contre babine pour pouvoir respirer l’air qu’il respirait, et ils s’endormirent”.

mardi 12 octobre 2010

Le sanglier, symbole de la culture européenne.

Les Gaulois d’aujourd’hui connaissent bien le sanglier, cet animal au tempérament combatif qui prolifère dans toutes nos forêts, des Pyrénées au Rhin, en montagne comme en plaine.

Chargé dans nos esprits d’une certaine valeur symbolique, il représente un peu l’incarnation de ce qui reste de nature sauvage et défiant les hommes, seigneur des espaces sylvestres, il demeure le gibier noble par excellence, emblème de la chasse. L’importance de ce mammifère dans la culture et l’esprit des Gaulois a traversé les époques et remonte au moins à la phase celtique de notre histoire.

En effet, la civilisation celtique dans son ensemble s’est développée au contact des grandes forêts de l’Europe tempérée, ces espaces pleins de vie, de ressources, expressions de la fécondité de la Terre, où le sanglier aime à évoluer. Ce dernier est donc rapidement familier aux habitants de la Gaule, chassé, il est aussi rapidement domestiqué.

Il prend de plus une valeur symbolique, au moins à partir de l’époque laténienne (Vème – Ier siècles av. J.-C.). A cela, deux raisons essentielles : son importance dans l’alimentation, puisque domestiqué, il fournit une viande abondante ; ses caractères morphologiques et son comportement à l’état sauvage, c’est-à-dire puissance, courage et ténacité dans la lutte, vivacité et intelligence, comme le savent encore bien les chasseurs.

Ainsi, de son importance pour l’alimentation et du caractère sacré de la chasse, le sanglier devient une figure animale singulière. Mais c’est surtout son comportement au combat, son habitude de faire de l’attaque sa principale tactique de défense qui ont conditionné l’élaboration de sa représentation, le sanglier est avant tout un symbole guerrier. Le sanglier figure ainsi donc sur bon nombre d’objets et équipements de la vie militaire des Gaulois : sur les casques, les boucliers, mais aussi à l’embouchure du carnyx, cette fameuse trompette de guerre qui terrifiait les Romains.

vendredi 13 août 2010

L'écureuil.

L'écureuil est le plus joli, le plus svelte et le plus gracieux de tous les rongeurs.

Admirez son œil vif, sa physionomie fine, la gentillesse de ses mouvements, l'élégance de cette longue queue en panache qu'il relève jusque par-dessus sa tête.

Il a aussi cette originalité qu'il mène une vraie vie d'oiseau. Il choisit un grand arbre dans les plus hautes futaies, et il y vit en famille. Il saute de branche en branche, passe sur les arbres voisins, monte, descend, fait mille gambades avec une prestensse incroyable.

Il place son nid au faîte d'un arbre élevé, souvent sur un vieux sapin. Ils commencent par apporter dans leur bouche du gazon sec, de la mousse, qu'ils déposent sur une grosse branche ou dans une enfourchure, puis des bûchettes qu'ils entrelacent, pressent, foulent à mesure. Quand le fond de la couche est fait, ils en élèvent les bords, et par-dessus mettent un toit, ils n'y laissent qu'une ouverture vers le haut, à peine assez large pour passer. Ce petit édifice se confond parfaitement avec la ramure de l'arbre.


A son extrême légèreté, il joint beaucoup de malice pour se dérober à votre regard, s'il vous a vu, il aura soin de mettre toujours le tronc de l'arbre ou une grosse branche entre vous et lui, changez de place, tournez, retournez autour de l'arbre, il tourne et retourne en même temps que vous. On peut se promener pendant plusieurs heures dans une forêt peuplée d'écureuils sans en apercevoir un seul, si l'on n'a pas pris la précaution de marcher en silence.

Les dehors séduisants, les qualités brillantes qui plaisent aux yeux, ne sont pas les seuls avantages de l'écureuil, il est un excellent père de famille et montre le plus grand attachement pour sa femelle et ses petites, il se fait brave et devient téméraire pour les défendre.

Comme disaient mes grands parents : «maltraite un écureuil et c'est toute la forêt qui te méprisera».

samedi 7 août 2010

Jean Paul Savignac “Merde à César”.

“Ce que les Gaulois ont laissé en héritage, avant les Grecs et les Latins puisque l’Europe fut leur fief, c’est une certaine forme de jeu. Le jeu avec l’Univers, sa vénération attentive, son imitation en vue d’en épouser l’intime structure.

Leur propos ne fut pas de corriger la Nature, pour l’idéaliser ou l’asservir, mais d’en cueillir religieusement les valeurs, d’en interpréter la force vitale par la reproduction ornementale de son fouillis fruité vibrant de rythmes, d’éclosions et de révérences, et de déboucher dans un autre monde, surnature obtenue par raffinement d’extase, dans laquelle la frontière entre rêve et réel est abolie.

Cette intensification de la vie engendrait un bonheur trop âpre pour ce monde, qui n’en a pas voulu”.

dimanche 1 août 2010

Fête de Lugnasad, tradition celtique.

Cette fête est celle des réjouissances, celle des banquets ou abondent les aliments que la nature offre en été. C’est la fête des retrouvailles, des échanges, des mariages, des épousailles entre le Ciel et la Terre. On fête la naissance des semences de l’automne et l’hiver précédent, les moissons des blés et autres fruits.C’est aussi celle de la lumière, mais pas n’importe qu’elle lumière.

A chaque fête celtique la lumière de Belen est présente par un feu mais en cette fête là, c’est celle de Lug qui rayonne au zénith.

Il paraît insensé aujourd’hui d’évoquer ces déïtés, de faire même une allusion à ce qu’elles représentent. L’homme de la Gaule d’antan vivait ces déïtés au quotidien. Nous autres hommes de cette France déclinante n’avons plus la moindre idée de ce que ces noms peuvent signifier.Un bon livre de narrateur audacieux ou archéologue certifié peut nous éclairer, bien sûr. Mais spirituellement cet éclairage risque d’être aussi fort qu’une allumette, une nuit de tempète.

Comment comprendre ce que la lumière de Lug peut offrir au rare dévôt sincère que l’on puisse rencontrer désormais? En la cherchant au fond de soit ou à travers ce firmament étoilé du mois d’août. Même obscurité, même luminosité, même vastitude.

Lug est entendu généralement comme le «Roi divin», celui par qui tout provient. Je me permettrai de suggérer : la source de toute réalisation, une conscience universelle sans limite.Comment connaître cette conscience universelle, si ce n’est à travers cette conscience individuelle dont toute forme de vie est dotée ?

«Mais alors, Lug, c’est Dieu…» diraient certains, tout heureux de l’avoir enfin trouvé, enfin nommé. Si ce Dieu est disposé à accepter Belen, Teutatès, Esus, etc...alors pourquoi pas.Comment arriver à conceptualiser l’inconceptualisable ? Mais, si ce besoin de concepte se fait sentir, ne vous génez pas. Lug ne vous en voudra pas, puisqu’il n’existe pas.En tout cas pas dans le sens rationnel dont nous sommes aveuglés aujourd’hui. Il est bon de garder une imagination ouverte à la vue des conceptes qui sont vivants, donc changeants. Un dieu figé dans un dogme est un dieu mort, comme un être du reste. Nous sommes doté d'imagination, à nous de l'illustrer par quelque chose de constructif.

La Lugnasad est donc une occasion annuelle de se retrouver entre amis de bonne volonté, et de ripailler entre gaulois. Cela peut aussi être l’occasion de demeurer seul, face à l’océan, en haut d’une montagne ou au milieu d’un champ, et de s’ouvrir à la grandeur de l’Univers.

Si une pensée vous vient au point d’éprouver une joie intense devant cette symphonie cosmique, alors, dite vous que le chef d’orchestre s’appèle Lug.

(Auteur : Argos)

vendredi 30 juillet 2010

Le chêne, arbre sacré dans la culture européenne.

Chez les peuples indo-européens, la sacralité des arbres occupe une place privilégiée au cœur des représentations symboliques.
D’une manière générale, pour les sociétés agro-pastorales des régions tempérées, l’arbre et la forêt servaient de refuge, offraient l’alimentation pour les hommes et le bétail, ainsi que du bois de chauffage et de construction.

Chez les Celtes anciens, c’est, parmi toutes les essences d’arbres, le chêne qui revêtait semble-t-il une importance particulière : les textes légendaires irlandais du Moyen-âge évoquent encore la tradition selon laquelle l’intronisation royale se faisait toujours auprès d’un arbre sacré, le plus souvent un chêne, dont la longévité et la robustesse étaient gage de réussite.

Probablement très tôt, dès le Néolithique et l’Âge du Bronze, les peuples d’Europe conférèrent une valeur particulière à certains individus particulièrement grands, solides ou âgés (comme pour l’Irminsul saxon, attesté pour l’époque de Charlemagne).

De là, l’arbre devint souvent une image du centre du monde, de l’axe même du monde reliant les trois niveaux inférieur, médian et supérieur (l’arbre cosmique attesté dans plusieurs mythologies, comme l’Yggdrasil scandinave), puisqu’il plonge ses racines profondément dans la Terre, élance ses branches vers le ciel, comme pour le soutenir à une échelle plus petite, l’arbre était souvent associé à la symbolique du centre des territoires ethniques, le mediolanum des Celtes, littéralement « le milieu de la plaine », devenu le nom de nombreuses cités du monde celte (Melun, Meylan, Mâlains, Milan, etc).

Outre celui de Maxime de Tyr, le témoignage le plus explicite qui nous soit parvenu de la très ancienne sacralité du chêne est un célèbre texte de Pline l’Ancien (un érudit romain de la seconde moitié du Ier siècle ap. J.-C.), dans lequel il décrit la religion des Gaulois et s’intéresse en particulier aux pratiques des druides.Voici ce qu’écrit Pline :

“ Les druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages) n’ont rien de plus sacré que le gui et l’arbre dans lequel il croît […] C’est un fait qu’ils pensent que tout ce qui pousse sur ces chênes est d’origine céleste et que c’est le signe que l’arbre a été choisi par le dieu lui-même.”

vendredi 16 juillet 2010

L'Hermine bretonne, entre symbole et légende.

" kentoc'h mervel eget bezañ saotred " (Plutôt la mort que la souillure).
 Histoire : L'hermine est de nos jours un des symboles forts de la Bretagne, mais ce symbole est aussi chargé d'histoire. L'hermine est depuis 1381 le symbole officiel des ducs de Bretagne, elle a été emblématisée par Jean IV de Montfort qui créa l'ordre de la chevalerie de l'hermine. Cette ordre regroupait 25 chevaliers, il a été abolit à l'annexion de la Bretagne par Charles VIII, roi de France.

Légende : D'après la légende, un jour d'hiver où la duchesse Anne de Bretagne se promenait à cheval, elle assista à la traque d'une hermine par des chasseurs. L'animal à la fourrure blanche se retrouva acculé à une mare boueuse, et l'hermine préféra faire face aux chasseurs et à la mort, plutôt que de salir et de souiller son noble pelage blanc. La duchesse obteint alors la grâce de l'hermine et ainsi naquit l'emblême et la devise de la Bretagne.

jeudi 8 juillet 2010

Le manuel de la vie sauvage.

Alain Saury : le Manuel de la Vie Sauvage. Ed. Dangles . «Un ouvrage passionnant de 450 pages qui nous fait découvrir et nous enseigne mille et une chose utiles voir indispensables pour nous réconcilier avec la nature.

Source inépuisable de renseignements sur le temps (prévisions, climats, nuages…). Se chauffer (allumer un feu dans n’importe quelles conditions, chauffer son logis, faire son charbon de bois…). Marcher, s’orienter, boire et trouver de l’eau (la filtrer, la stocker, creuser un puits, irriguer, construire une pompe…). Cueillir, identifier et récolter les plantes, conserver les aliments, les différentes formes de chasse, gibiers, et pêcher en mer ou en rivière. Se loger : différents types de construction. Replanter : techniques, compost… Soigner et sauver : plaies, brûlures, entorses, morsures, empoisonnements…»

mercredi 7 juillet 2010

Le culte des pierres d'amour en Bretagne

On a pu croire que le culte des pierres d'amour n'existait plus au XIXe siècle qu'en Basse-Bretagne mais cela tenait seulement à son caractère clandestin, de nos jours certaines pratiques perdures dans la plus grande discrétion...

A Roche-Marie, près de Saint-Aubin du Cormier, est une allée couverte où jadis les filles qui étaient amoureuses allaient se frotter, elles avaient ensuite plus de chance pour se marier avec leurs amoureux. En Plouër, non loin du Pont-Hay, et près de la route de Plouër à Pleslin, se trouve la Roche de Lesmon.
Les filles ont été de tout temps s'érusser (se laisser glisser à cul nu) sur la plus haute pierre, qui est un énorme bloc de quartz blanc en forme de pyramide arrondie, d'où l'on a une vue superbe sur toute la vallée de la Rance, on aperçoit même le mont Saint-Michel.Cette roche est bien polie, surtout du côté où l'on s'érusse. On prétend que ce sont les filles de Plouër qui, en se laissant glisser, ont opéré le polissage. Maintenant encore, lorsqu'une fille veut savoir si elle se mariera dans l'année, elle se laisse érusser à cul nu et si elle arrive au bas sans s'écorcher, elle est assurée de trouver bientôt un mari.

La partie plane et inclinée d'une pierre dite le Faix du Diable, en Mellé, est usée par toutes les jeunes filles qui depuis des temps immémoriaux, sont venues y chercher l'amour.La trace evidente des sillons de La Roche Écriante en la commune de Montault en est un autre bel exemple.
M.de Montbret, membre de l'Institut, ayant visité en 1820 un dolmen près de Guérande, trouva dans les fentes de cette pierre des flocons de laine de couleur rose liés avec du clinquant. On lui dit dans le pays que ces objets avaient été confiés à la pierre par des jeunes filles, dans l'espoir d'obtenir la faveur d'être mariées dans l'année, et que ces dépôts se faisaient toujours en cachette des curés.

lundi 21 juin 2010

Litha : le solstice d'été celtique.


La nature a l'apogée de sa force, la terre toute entière nage dans la fertilité des Dieux. Litha célèbre le soleil à son zénith, mais rappelle le combat entre le Dieu du Chêne (Dieu de l’année qui croît) et le Dieu du Houx (Dieu de l’année qui décroît), car à cette période les jours commencent a raccourcirent.

Assimilé dans quelques traditions à Beltane, ce sabbat est l’objet de rituels qui ont beaucoup de points communs avec la fête de Mai. On allume de grands feux de joie, on danse et on fait passer les troupeaux de bétail entre deux feux pour favoriser la fertilité des animaux, Litha représente aussi l’amour, la purification, la santé, la protection et l'abondance portés par la chaleur et la lumière de l’été qui commence.

Symboles et correspondances :

Déités celtiques : Brigit, Dana, Etain, Epona, Macha.
Animaux : Bétail, chevaux, rouge-gorge.
Arbres : Chêne, pin, sureau
Plantes : Armoise, millepertuis, verveine, rose, lys, lavande, lierre, fougère, camomille, chèvrefeuille, thym, œillet, marguerite, gui, tournesol.
Pierres et métaux :Aventurine, jade, agate, mercure, lapis-azuli. 
Nourriture : Fruits et légumes de saison, hydromel, bière, gâteau au miel, fromages, vin rouge, pain de seigle.