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lundi 21 mars 2011

Ostara.

dimanche 13 février 2011

Prière a Brigantia.

Brigantia, mère des Gaules, toi qui veilles sur notre pays, protège nos terres et nos récoltes, nos pâturages et nos troupeaux, nos champs et le blé qui les couvre.

Bénis la vache et son veau, la jument et son poulain, la brebis et son agneau, la graine dans la terre et le fruit dans la fleur.

Que nos champs puissent nourrir nos familles, afin de pouvoir, toujours plus nombreux, célébrer tes bienfaits et ton amour.

Le chemin sous les buis.

mardi 21 décembre 2010

Solstice d'hiver : fête de Yule.

Yule est le nom de la fête hivernale germanique et nordique qui marque le jour le plus court, et par là même, la nuit la plus longue de l'année.

C'est pourtant au sein de cette période que va prendre naissance l'élan des jours croissants et l'espoir d'un prochain printemps car après sa gestation dans le ventre de la mère, le soleil se montre invaincu.

La nuit du solstice, les anciens veillaient auprès du feu pour attendre la renaissance du soleil, le donneur de vie qui réchauffe la terre, lui permettant de faire éclore les graines protégées dans ses entrailles. En accord avec la tradition, la bûche de Yule devait soit avoir été récoltée sur sa propre terre, soit avoir été offerte, mais jamais elle ne devait être achetée. Une fois dans la maison et placée dans la cheminée, elle était décorée de plantes de la saison, arrosée de cidre ou de bière, et saupoudrée de farine. Puis on y mettait le feu grâce à un morceau de la bûche de l’année précédente conservé dans cet unique but, s'en suivait un repas et des festivités chaleureuses pouvant durer jusqu'à douze jours !

samedi 18 décembre 2010

Le mythe de la Grande Chasse.

Dans maints villages, on rapportait autrefois que, par certaines nuits, l'on pouvait entendre et même voir, à travers les bois et les champs, déferler à toute vitesse ce qui était tantôt dénommé grande chasse, tantôt chasse sauvage ou chasse fantastique. Selon les endroits, la composition de cette chasse pouvait varier, mais généralement, on y trouvait une meute impressionnante et nombreuse, laquelle précédait, dans une course folle, un ou plusieurs chasseurs montés à cheval. Parfois, ces cavaliers étaient des squelettes ou des espèces de cadavres, tandis que leurs montures étaient généralement étincelantes et crachaient le feu. Parfois encore, cette démoniaque équipée poursuivait un gibier qui se révélait presque toujours être un cerf. Le tout se déroulait dans un vacarme épouvantable et terrifiant, constitué par les aboiements de la meute, les sons des cors et les bruits des tirs. Il va de soi que ceux qui, par malheur, trouvèrent sur leur chemin nocturne la course de la grande chasse, n'eurent pas à s'en féliciter. Ils pouvaient déjà bien s'estimer heureux lorsqu'ils s'en tiraient vivants.

En Basse-Semois, la grande chasse la plus connue est la chasse infernale de Bohan. Elle a été rapportée par de nombreux auteurs de livres de folklore et de guides touristiques, et la description qu'ils en donnent correspond assez à ce qui a été indiqué ci-dessus. Mais ce qui, à propos de cette grande chasse, mérite une particulière attention, c'est qu'elle se produisait non loin d'un lieu dénommé Bois Artus. En effet, dans une étude récente, il a été relevé qu'une des appellations essentielles de celle-ci dans diverses provinces de France, est chasse du roi Artus ou chasse Artus.

En l'occurence, ces dénominations ne font pas difficulté puisqu'elles font simplement référence au nom «Artus» d'un personnage légendaire que le mythe a intégré. Par contre, il est d'un intérêt prodigieux de constater qu'à Bohan, la grande chasse se déroule près d'un lieu appelé Bois Artus, et qu'à des centaines de kilomètres de la Basse-Semois, on retrouve la même grande chasse mais s'appelant, elle, chasse Artus. On peut donc en déduire qu'il ne s'agit pas de souvenirs légendaires propres à l'Ardenne et qu'il serait possible d'expliquer par l'histoire et le folklore locaux. Par exemple, on a fait du chasseur maudit de Bohan un mauvais seigneur, lequel a d'ailleurs réellement existé à la fin du XVIIIième siècle, qui reviendrait, la nuit, expier ses méfaits. Or, la très grande diffusion des récits de grande chasse au travers de l'Europe, particulièrement de l'Ouest et du Nord, contrarie toute interprétation régionale et témoigne, à l'inverse, de ce que l'on se trouve en face des restes épars d'un mythe fondamental.

En définitive, qu'évoque la grande chasse? C'est, selon moi, le souvenir du plus important des dieux des anciennes religions nordique et germanique. Odin (ou Wodan), puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'a pu survivre au christianisme que sous la forme d'un chasseur fantastique. Dans son excellent livre sur les dieux et la religion des Germains, le professeur Derolez l'indique d'ailleurs clairement: «Nous trouvons peut-être, écrit-il, une dernière trace du Wodan du continent dans la croyance populaire très répandue concernant le chasseur sauvage». Toutefois, il ne s'agit pas de n'importe quel souvenir du dieu Odin. En effet, les récits mythologiques relatifs à celui-ci sont nombreux et lui confèrent différents rôles. Parmi ceux-ci, deux sont particulièrement importants et pourraient avoir survécu dans la grande chasse.


En effet, on se rappellera que, dans le vieux monde nordique, la plus heureuse destinée qui pouvait être assignée à la vie d'un guerrier, était de tomber un jour ou l'autre au champ d'honneur, les armes à la main. L'âme du combattant était alors saisie par une Walkyrie et entraînée vers cette espèce de paradis militaire qu'était le Walhala. Là régnait aussi Odin, qui se trouvait ainsi à la tête d'une armée de fantôme. Or, on a vu justement dans la grande chasse une survivance de cette troupe d'âmes guerrières, hantant, la nuit, le monde entier. Il n'est donc pas étonnant que l'on décrive souvent les cavaliers qui accompagnent ou même qui mènent la grande chasse comme des fantômes ou des cadavres, voire des squelettes.

Mais il pourrait exister une autre interprétation, et, quant à moi, je la préfère. En effet, il ne faut pas perdre de vue, ainsi que le souligne fort bien l'écrivain normand Jean Mabire, qu'«Odin est avant tout un dieu voyageur. Aucun élément de l'immense Nature ne lui est étranger. Il chevauche dans les nuages, il galope dans les chemins et il plonge sous les vagues. Au fond des mers ou au sommet des collines, il cherche toujours la sagesse. Sa vie est une quête perpétuelle. Car la sagesse n'est pas immobile mais mouvante. L'esprit ne reste jamais en repos. Il souffle avec le vent, légère bise ou forte rafale. C'est lui qui fait frissonner les arbres; les idées voltigent parmi les feuilles mortes emportées par la tempête. Il faut se hâter de les saisir». La grande chasse serait alors le souvenir de cette course du dieu Odin, toujours à la recherche d'un savoir plus grand ou d'une connaissance plus approfondie de la Nature. Au vrai, ce ne serait plus, dès lors, seulement à la divinité païenne mais aussi à l'esprit qu'elle incarne, à savoir : le questionnement perpétuel et la soif d'apprendre et de découvrir sans cesse, auquel ce serait attaqué le christianisme missionnaire et totalitaire de nos régions. Ainsi c'est dans la légende qu'était confiné l'Esprit par des prêtres qui pensaient détenir la Vérité, totale et exclusive de toute autre.
 
Mais le mythe a survécu et l'Esprit n'est pas mort. Et bientôt, aux fantômes de la grande chasse pourraient bien succéder de nouveaux guerriers, en pleine possession de leurs forces, et combattant, non plus à la suite d'Odin, mais toujours aux côtés de l'Esprit et de la Nature.
 
Archives de RENAISSANCE EUROPEENNE (1980) - Jérôme BREBALLE.

dimanche 31 octobre 2010

La fête celtique de Samain.

40 jours après l’équinoxe d’automne, le début de la saison sombre, aux longues nuits animées par les feux de l'esprit et de la mémoire.

Samain est la fête celtique la mieux attestée, on la retrouve dans de nombreux récits mythologiques et épiques, en Irlande et vraisemblement en Gaule, Samonios était un moment privilégié des grands évènements religieux et politiques. Ainsi, on y mettait souvent en place les élections royales. Au niveau religieux, la célèbre cueillette du gui de chêne pourraient bien avoir eu lieu à cette période ( Au sixième jour de la lune selon Pline l'ancien, manifestement en Novembre).

Samonios est une parenthèse d’éternité dont la durée n’a pas réellement d’importance. Pour les celtes, deux jours, trois jours, une semaine la durée n’importe pas pendant le temps de Samain, il est même probable que le temps de célébration change grandement en fonction des lunaisons et des tribus. Située ainsi en dehors du temps, elle est le moment des relations entre les hommes et les dieux de l'autre monde, c'est aussi le moment où l'on honore les morts. En Gaule, d’après le calendrier de Coligny, on peut dire que l’on fêtait Samonios sur trois jours (probablement la veille, le jour même et le lendemain).

Samain est une fête intelligement équilibrée entre recueillement et convivialité, de grands banquets, peut être même les plus abondants de l'année en boisson et nourriture étaient organisés renforçant ainsi les liens au sein des villages, des clans, et des familles, les préparant à l'épreuve des rudesses hivernales.

Vous pourrez découvrir Samonios sous diverses appellations : Samhain, Old Hallowmas, Jour des Morts, Fête des Esprits, Troisième récolte, Nouvelle année celte, Tir-na-Nogh’th (gaélique), Samhuinn, Hiver celte, All Hallow’s Eve, Samana, Vigil of Saman, Vigil of Todos.

dimanche 3 octobre 2010

Vézelay, haut lieu du patrimoine chrétien.

Témoin d’une histoire riche et d’un patrimoine spirituel d’une profondeur inouïe, la Basilique Sainte Madeleine, perchée sur la « colline éternelle », domine un village pittoresque qui a gardé ses remparts, ses portes et son chemin de ronde.

Avec les reliques de Marie-Madeleine, Vézelay devient au 11e siècle un haut lieu de la chrétienté et un point de départ du pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.
La basilique, chef d’œuvre de l’architecture romane, éblouit par ses admirables proportions. En entrant, une lumière étonnante saisit d’emblée le visiteur et donne à l’édifice une ampleur insondable. Les chapiteaux et les trois tympans forment un ensemble unique par leur qualité et leur message.


L’abbaye bénédictine de Vézelay, fondée vers 860, est d'abord située dans la plaine. Peu après sa construction, les reliques de Marie Madeleine, rapportées de Provence, y sont déposées. Bientôt, les invasions normandes obligent les moines à se réfugier sur la colline, où l’abbaye se trouve toujours

Tout au long de son histoire, l’abbaye de Vézelay est le théâtre de grands événements :

- En 1146, saint Bernard vient y prêcher la deuxième croisade.
- En 1190, Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste s'y rencontrent, avant leur départ pour la troisième croisade.
- Saint Louis s’y rend à plusieurs reprises, pendant son règne.

Cette popularité est liée au succès du culte de Marie-Madeleine. En 1037, les reliques de la sainte sont exposées pour la première fois. Le bruit de leur présence à Vézelay attire de nombreux pèlerins. En 1050, une bulle papale consacre le pèlerinage qui est d’autant plus prisé qu’il se trouve sur une des routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Devant l’afflux de pèlerins, l’église carolingienne (878) n’est plus assez grande et la construction d’un édifice plus vaste est désormais nécessaire. Les travaux sont entrepris, à partir de 1096, et commencent par le chœur et le transept, construits au-dessus de la crypte carolingienne. Le chœur est consacré en 1104.

Le 21 juillet 1120, la nef carolingienne est détruite par un incendie. Une nouvelle nef est alors construite ; elle est achevée vers 1140. Elle se présente comme un vaisseau très large. Son élévation est à deux niveaux, grandes arcades et fenêtres hautes, et elle est voûtée d’arêtes, sur doubleaux en plein cintre bicolores. Ensuite, la construction du narthex dure jusque vers 1150. Cette avant-nef est un élément important de l’église puisque les pèlerins y sont accueillis et que certaines liturgies s’y déroulent. Elle abrite les trois portails sculptés de l’abbatiale.

Les XIIe et XIIIe siècles marquent l’apogée du pèlerinage de Vézelay. En conséquence, le chœur est à nouveau remplacé, entre 1190 et 1215, par un sanctuaire gothique plus élevé et mieux éclairé.

Au XIIIe siècle, l’abbaye de Vézelay entre en décadence, suite à une perte d’affluence de pèlerins. La guerre de Cent Ans laisse des ruines derrière elle et la Révolution ordonne sa destruction. Aujourd’hui, l’église de la Madeleine est le seul bâtiment qui subsiste de l’abbaye, avec la salle capitulaire et quelques pans de murs. Mais il n'en resterait sans doute rien du tout si Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc n’étaient intervenus pour restaurer les vestiges, entre 1840 et 1861.


L'abbaye de Vézelay, bien que vouée au culte de Marie-Madeleine, a possédé sa vierge noire et son dolmen.Il est fait mention de la vierge noire dans les "annales des croisades" et Saint Louis se serait agenouillé devant elle à la fin du mois de Septembre 1244. Elle était exposée dans la crypte. Vézelay fut de tous temps un lieu initiatique. Les druides y ont bien sûr séjourné. Le dolmen marquait le noeud de courants telluriques. Il est toujours sur place, sous le côté droit de la crypte. Comme d'habitude, ainsi qu'à Chartres ou à Notre-Dame de Paris, on ne peut y acceder.On peut remarquer la position de l'ancien temple dédié à Mithra. Il nous est indiqué par une sculpture représentant une tête de taureau.

Une autre particularité de Vézelay est son appartenance à une série de bâtiments religieux représentant les différents emplacements des étoiles de la grande ourse. Les anciens initiés recherchaient les implantations stellaires où ils projetaient une constellation sur le sol et où chaque menhir ou dolmen figurait une étoile. Nous retrouvons cela dans le Puy de Dôme, avec les Notre-Dame ou bien avec les églises Lyonnaises représentant la constellation de la vierge.

(Auteur : Eisbär)

mardi 21 septembre 2010

L’équinoxe d’Automne, fête de Mabon.

Moissons, dégustation, méditation et introspection. Les périodes de jour deviennent égales aux périodes de nuit. Toutes les traditions de cette période se rapportent aux moissons et en font une fête agraire.

C'est le temps des récoltes, des vendanges. Tous les produits de la terre sont consommés en abondance, on fait aussi des réserves avant l'arrivée de l'hiver.
C'est aussi le temps de la chasse, la venaison est d'ailleurs de rigueur en cette fête.La pomme s'avère l'aliment sacré de cette célébration.

Les plats à servir.
Gibier, venaison, viandes grillées, côtelettes de porc et compote de pommes, maïs en épi, en crème, pommes (sous toutes les formes), confiture de pèche, de mûres et d'abricots, tartes aux fruits, fruits secs, champignons, betteraves, raisins, carottes.

mardi 14 septembre 2010

Le torque celtique.

Le torque est un collier rigide en métal (bronze, fer ou or), ouvert ou fermé, dont le type remonte à la fin de l'âge du Bronze européen, au début du Ier millénaire av. J.-C. Son nom vient du latin torquis, qui évoquait un motif torsadé.

C'est pendant la période de Hallstatt (850 - 450 av. J.-C.), première grande période de la civilisation celtique, que le torque se diffuse comme parure et devient un objet accompagnant courament les défunts dans leur sépulture. Il est alors porté aussi bien par les hommes que par les femmes ; il était destiné à des usages divers, puisqu'au-delà de la parure, il servait de cadeau de prestige dans le cadre des échanges aristocratiques, mais aussi d'objet votif destiné à remercier une divinité pour son aide, ainsi qu'un élément très souvent associé à la tombe. Pour accompagner les morts, on fabrique alors des modèles en or spécialement destiné à cet usage.


Par ailleurs, dès cette époque, les héros et les dieux sont souvent représentés portant le torque, signe de la grande valeur symbolique de l'objet. Sur le "Pilier des Nautes découvert à Paris", le dieu Cernunnos porte un torque autour du cou et un autre torque sur chacun de ses bois, ce qui montre le caractère sacré de cet élément de parure.

Pendant l'époque laténienne (450 - 50 av. J.-C.), l'usage du torque se modifie quelque peu : il devient beaucoup plus rare dans les sépultures masculines, mais reste un objet indissociable de la parure funéraire féminine, dans les couches aristocratiques de la population. Pourtant, il reste un objet de parure très courant, en particulier dans les milieux guerrier, comme l'attestent les très nombreuses représentations figurées de Celtes des IVème - IIème siècles av. J.-C., comme par exemple ceux du relief de Civitalbà, en Italie centrale, il en devient même, parmi les populations italiques et grecques, le signe d'identification par excellence du guerrier celte.

Le décor du torque, à l'époque laténienne, devient d'une grande richesse, intégrant entrelacs, motifs végétaux issus du monde italique et traditionnelles représentations de têtes celtiques. Il semble que chaque peuple ait développé un décor qui lui était propre, le torque devenant ainsi également un moyen de reconnaissance ethnique. Les dépôts votifs de torques ont toujours cours, souvent associés à des monnaies, qui ont fait leur apparition dans le monde celtique au IVème siècle av. J.-C., avec l'imitation des statères de Philippe de Macédoine. En Grande-Bretagne, mais aussi dans la Péninsule ibérique, ces dépôts sont parfois d'une richesse extraordinaire et la découverte de la région de Newark, si elle offre un exemplaire d'une valeur artistique exceptionnelle, vient confirmer l'importance de la pratique votive et du caractère hautement symbolique du torque de l'autre côté de la Manche.

dimanche 1 août 2010

Fête de Lugnasad, tradition celtique.

Cette fête est celle des réjouissances, celle des banquets ou abondent les aliments que la nature offre en été. C’est la fête des retrouvailles, des échanges, des mariages, des épousailles entre le Ciel et la Terre. On fête la naissance des semences de l’automne et l’hiver précédent, les moissons des blés et autres fruits.C’est aussi celle de la lumière, mais pas n’importe qu’elle lumière.

A chaque fête celtique la lumière de Belen est présente par un feu mais en cette fête là, c’est celle de Lug qui rayonne au zénith.

Il paraît insensé aujourd’hui d’évoquer ces déïtés, de faire même une allusion à ce qu’elles représentent. L’homme de la Gaule d’antan vivait ces déïtés au quotidien. Nous autres hommes de cette France déclinante n’avons plus la moindre idée de ce que ces noms peuvent signifier.Un bon livre de narrateur audacieux ou archéologue certifié peut nous éclairer, bien sûr. Mais spirituellement cet éclairage risque d’être aussi fort qu’une allumette, une nuit de tempète.

Comment comprendre ce que la lumière de Lug peut offrir au rare dévôt sincère que l’on puisse rencontrer désormais? En la cherchant au fond de soit ou à travers ce firmament étoilé du mois d’août. Même obscurité, même luminosité, même vastitude.

Lug est entendu généralement comme le «Roi divin», celui par qui tout provient. Je me permettrai de suggérer : la source de toute réalisation, une conscience universelle sans limite.Comment connaître cette conscience universelle, si ce n’est à travers cette conscience individuelle dont toute forme de vie est dotée ?

«Mais alors, Lug, c’est Dieu…» diraient certains, tout heureux de l’avoir enfin trouvé, enfin nommé. Si ce Dieu est disposé à accepter Belen, Teutatès, Esus, etc...alors pourquoi pas.Comment arriver à conceptualiser l’inconceptualisable ? Mais, si ce besoin de concepte se fait sentir, ne vous génez pas. Lug ne vous en voudra pas, puisqu’il n’existe pas.En tout cas pas dans le sens rationnel dont nous sommes aveuglés aujourd’hui. Il est bon de garder une imagination ouverte à la vue des conceptes qui sont vivants, donc changeants. Un dieu figé dans un dogme est un dieu mort, comme un être du reste. Nous sommes doté d'imagination, à nous de l'illustrer par quelque chose de constructif.

La Lugnasad est donc une occasion annuelle de se retrouver entre amis de bonne volonté, et de ripailler entre gaulois. Cela peut aussi être l’occasion de demeurer seul, face à l’océan, en haut d’une montagne ou au milieu d’un champ, et de s’ouvrir à la grandeur de l’Univers.

Si une pensée vous vient au point d’éprouver une joie intense devant cette symphonie cosmique, alors, dite vous que le chef d’orchestre s’appèle Lug.

(Auteur : Argos)

vendredi 30 juillet 2010

Le chêne, arbre sacré dans la culture européenne.

Chez les peuples indo-européens, la sacralité des arbres occupe une place privilégiée au cœur des représentations symboliques.
D’une manière générale, pour les sociétés agro-pastorales des régions tempérées, l’arbre et la forêt servaient de refuge, offraient l’alimentation pour les hommes et le bétail, ainsi que du bois de chauffage et de construction.

Chez les Celtes anciens, c’est, parmi toutes les essences d’arbres, le chêne qui revêtait semble-t-il une importance particulière : les textes légendaires irlandais du Moyen-âge évoquent encore la tradition selon laquelle l’intronisation royale se faisait toujours auprès d’un arbre sacré, le plus souvent un chêne, dont la longévité et la robustesse étaient gage de réussite.

Probablement très tôt, dès le Néolithique et l’Âge du Bronze, les peuples d’Europe conférèrent une valeur particulière à certains individus particulièrement grands, solides ou âgés (comme pour l’Irminsul saxon, attesté pour l’époque de Charlemagne).

De là, l’arbre devint souvent une image du centre du monde, de l’axe même du monde reliant les trois niveaux inférieur, médian et supérieur (l’arbre cosmique attesté dans plusieurs mythologies, comme l’Yggdrasil scandinave), puisqu’il plonge ses racines profondément dans la Terre, élance ses branches vers le ciel, comme pour le soutenir à une échelle plus petite, l’arbre était souvent associé à la symbolique du centre des territoires ethniques, le mediolanum des Celtes, littéralement « le milieu de la plaine », devenu le nom de nombreuses cités du monde celte (Melun, Meylan, Mâlains, Milan, etc).

Outre celui de Maxime de Tyr, le témoignage le plus explicite qui nous soit parvenu de la très ancienne sacralité du chêne est un célèbre texte de Pline l’Ancien (un érudit romain de la seconde moitié du Ier siècle ap. J.-C.), dans lequel il décrit la religion des Gaulois et s’intéresse en particulier aux pratiques des druides.Voici ce qu’écrit Pline :

“ Les druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages) n’ont rien de plus sacré que le gui et l’arbre dans lequel il croît […] C’est un fait qu’ils pensent que tout ce qui pousse sur ces chênes est d’origine céleste et que c’est le signe que l’arbre a été choisi par le dieu lui-même.”

lundi 26 juillet 2010

Chant de fidélité (Docteur Merlin).



Des hommes à l'âme vile, portant le sceptre Et la croix, ont imposé dans nos villes Le reniement de la loi, Mais pour que toujours sur terre, Reste un point de ralliement, D'âge en âge sont fidèles, Les hommes de notre sang

Fidèles aux voix de l'âme, des bois, du roc et du sang, fidèles à la vraie flamme Fidèles à leurs enfants. Lorsqu'a chanté la chouette A l'ombre de nos halliers, Ils sont entrés pour la fête Du glaive et du chevalier

Les esclaves de la messe, ont bafoué la raison, cloué l'oiseau de sagesse, aux portes de leurs maisons Ils ont brûlé nos sourcières, Ils ont souillé nos enfants Mais le chœur des âmes fières A triomphé dans le vent

Nous veillerons sous l'étoile, qui veille Sur nos destins, nous ferons gonfler la voile Vers les rivages lointains. Et nous paierons d'âge en âge, Le tribut de notre sang Afin que l'or de l'aurore Réponde à l'or du couchant.

mardi 13 juillet 2010

Avallon et l'autre monde.

Bernard Rio : Avallon et l’Autre Monde. éditions Yoran Embanner.

Avallon, l’île d’éternelle jeunesse où le roi Arthur fut transporté pour y être soigné par Morgane après la tragique bataille de Camlann, les terres Fortunées au nord du monde, la Grande Plaine où coule une rivière de miel, le Verger de la Joie, le Val sans retour … L’Autre Monde celtique atteste de la croyance des Celtes en l’immortalité de l’âme. L’accès à ces contrées à la fois mystérieuses et merveilleuses n’était jadis possible qu’à quelques hommes bénis des dieux ou des fées au terme d’un périple initiatique, par delà l’océan des âges et des apparences.
Les lieux saints de l’antiquité demeurent sacrés et le passage vers l’au-delà reste ouvert. Bernard Rio propose de retrouver les traces de cet Autre Monde dans le paysage contemporain, l’architecture religieuse et les traditions populaires.

Ces esquisses d’une géographie sacrée offrent une nouvelle et revigorante lecture de la forêt de Brocéliande, de la cité de Glastonbury ou de l’abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire. Elles replacent l’homme sur le chemin de la connaissance, en route vers le milieu du monde.

dimanche 11 juillet 2010

La cathédrale de Chartres.

Magnifique forêt de colonnes de pierres, teintée à l’intérieur par de riches vitraux, Notre-Dame de Chartres est un monument historique majeur. Cependant, la cathédrale présente encore bien des aspects mystérieux. En effet, certaines particularités semblent bien étranges pour une église chrétienne.

Bien avant l’installation des chrétiens sur le site, celui-ci est déjà vénéré par les Gaulois. Le nom même de Chartres a, semble t-il, une origine culturelle car il pourrait provenir soit de « carns », nom donné aux autels de pierre utilisés par les druides, soit de « carnut-Is » qui signifie « lieu sacré des Carnutes », du nom des Gaulois habitant la région lors de la conquête romaine. Avant la première église, le site est occupé par un temple païen dans lequel s’ouvre un puit sacré d’environ 33 m de profondeur.


En 1020, un premier incendie détruit la cathédrale. L’évêque Fulbert fait rebâtir le puits qui se trouve dans la crypte. Par la suite, la crypte devient un lieu de prières à une Vierge noire nommée Notre-Dame-de-Sous-Terre. Les malades affluent en espérant recouvrer la santé. On attribue des pouvoirs miraculeux à l’eau du puits. Les autorités ecclésiastiques font cesser ces pratiques qu’elles jugent superstitieuses. Le puits est muré en 1654.

En 1134, un nouvel incendie ravage la cathédrale. Les travaux reprennent pourtant. En 1144-1145, le portail royal est édifié dont les statues constituent un chef-d’œuvre de sculpture.

Mais, un troisième incendie éclate en 1194. Tout est alors entièrement détruit, sauf la façade et le portail royal. Au milieu des décombres, on retrouve, intacte, une relique précieuse : le fragment de la chemise de la Vierge. Encore une fois, les travaux reprennent. En moins de 30 ans, sous la conduite d’un homme dont on ignore le nom, le gros œuvre est achevé.
Dès 1220, la nef et le chœur peuvent être utilisés pour les messes.
40 ans plus tard, l’édifice, complètement achevé, est dédié à Maris, patronne de Chartres, en présence de Saint Louis.

La cathédrale de Chartres est bien sûr un lieu de culte mais, elle se veut aussi, comme la plupart des églises médiévales, un catéchisme en images pour les illettrés. Ses statues, ses bas-reliefs, ses 2 600 m² de vitraux décorés offrent un résumé des conceptions théologiques de l’époque.Chartres est un livre de pierre destiné à instruire les pèlerins.

L’église développe une surface de 2 000 m² de vitraux qui sont considérés comme les plus beaux du monde. Ils ont été réalisés dans la première moitié du 13e siècle. Sur les 177 verrières initiales, il en reste aujourd’hui 146. Elles offrent une iconographie presque complète des deux testaments, des travaux et des saisons. Les plus belles pièces sont consacrées à Marie dont notamment la Vierge au sein nu de la nef centrale.

Le décor de la cathédrale présente des particularités étranges pour une église chrétienne. Un peu partout dans l’église, on peut voir des symboles tels que des poissons ou des visages, gravés au burin dans les pierres. Quelques thèmes chrétiens pourtant fondamentaux sont totalement absents. Par exemple, on ne trouve nulle part de représentation de la Crucifixion. Par ailleurs, des thèmes astrologiques sont traités dans le décor de la cathédrale.L’élément le plus énigmatique est certainement le labyrinthe. C’est un dessin incrusté dans le sol de la nef, constitué par onze anneaux de dalles noires qui s’enroulent pour former un parcours de plus de 260 m de long.Ce « chemin » conduit jusqu’au cœur du labyrinthe, jadis marqué par une plaque de cuivre gravée du combat mythique de Thésée et du Minotaure.

(Auteur : Eisbär)

mercredi 7 juillet 2010

Le culte des pierres d'amour en Bretagne

On a pu croire que le culte des pierres d'amour n'existait plus au XIXe siècle qu'en Basse-Bretagne mais cela tenait seulement à son caractère clandestin, de nos jours certaines pratiques perdures dans la plus grande discrétion...

A Roche-Marie, près de Saint-Aubin du Cormier, est une allée couverte où jadis les filles qui étaient amoureuses allaient se frotter, elles avaient ensuite plus de chance pour se marier avec leurs amoureux. En Plouër, non loin du Pont-Hay, et près de la route de Plouër à Pleslin, se trouve la Roche de Lesmon.
Les filles ont été de tout temps s'érusser (se laisser glisser à cul nu) sur la plus haute pierre, qui est un énorme bloc de quartz blanc en forme de pyramide arrondie, d'où l'on a une vue superbe sur toute la vallée de la Rance, on aperçoit même le mont Saint-Michel.Cette roche est bien polie, surtout du côté où l'on s'érusse. On prétend que ce sont les filles de Plouër qui, en se laissant glisser, ont opéré le polissage. Maintenant encore, lorsqu'une fille veut savoir si elle se mariera dans l'année, elle se laisse érusser à cul nu et si elle arrive au bas sans s'écorcher, elle est assurée de trouver bientôt un mari.

La partie plane et inclinée d'une pierre dite le Faix du Diable, en Mellé, est usée par toutes les jeunes filles qui depuis des temps immémoriaux, sont venues y chercher l'amour.La trace evidente des sillons de La Roche Écriante en la commune de Montault en est un autre bel exemple.
M.de Montbret, membre de l'Institut, ayant visité en 1820 un dolmen près de Guérande, trouva dans les fentes de cette pierre des flocons de laine de couleur rose liés avec du clinquant. On lui dit dans le pays que ces objets avaient été confiés à la pierre par des jeunes filles, dans l'espoir d'obtenir la faveur d'être mariées dans l'année, et que ces dépôts se faisaient toujours en cachette des curés.

lundi 5 juillet 2010

Arkona Slav'sia Rus'

lundi 21 juin 2010

Litha : le solstice d'été celtique.


La nature a l'apogée de sa force, la terre toute entière nage dans la fertilité des Dieux. Litha célèbre le soleil à son zénith, mais rappelle le combat entre le Dieu du Chêne (Dieu de l’année qui croît) et le Dieu du Houx (Dieu de l’année qui décroît), car à cette période les jours commencent a raccourcirent.

Assimilé dans quelques traditions à Beltane, ce sabbat est l’objet de rituels qui ont beaucoup de points communs avec la fête de Mai. On allume de grands feux de joie, on danse et on fait passer les troupeaux de bétail entre deux feux pour favoriser la fertilité des animaux, Litha représente aussi l’amour, la purification, la santé, la protection et l'abondance portés par la chaleur et la lumière de l’été qui commence.

Symboles et correspondances :

Déités celtiques : Brigit, Dana, Etain, Epona, Macha.
Animaux : Bétail, chevaux, rouge-gorge.
Arbres : Chêne, pin, sureau
Plantes : Armoise, millepertuis, verveine, rose, lys, lavande, lierre, fougère, camomille, chèvrefeuille, thym, œillet, marguerite, gui, tournesol.
Pierres et métaux :Aventurine, jade, agate, mercure, lapis-azuli. 
Nourriture : Fruits et légumes de saison, hydromel, bière, gâteau au miel, fromages, vin rouge, pain de seigle.