«L’amour courtois» est une expression consacrée. L’expression se réfère à une tradition typiquement européenne du Moyen âge, florissante en France à partir du XIIème siècle, grâce au pouvoir politique d’Aliénor d’Aquitaine, de Marie de France, adjointes à l’écriture de Chrétien de Troyes. Il existe différentes écoles quant à l’interprétation de l’amour courtois mais l’on peut dégager quelques traits d’ensemble : l’homme est au service de sa dame, à l’affût de ses désirs et reste d’une fidélité à toute épreuve.
C’est un amour hors mariage, prude mais non platonique, ancré dans les sens et le corps autant que l’esprit et l’âme. L’amoureux, dévoué à sa dame était, normalement, d’un rang social inférieur, c’est un noble de première génération en passe de conquérir ses titres de chevalerie. Le sentiment de l’amant est censé s’amplifier, son désir grandir. L’élue peut feindre l’indifférence : on nommait ce tourment, à la fois plaisant et douloureux, joï (à ne pas confondre avec joie). Ce concept devint une vertu essentielle du code chevaleresque européen.
La vision de l’amour courtois s’imposa progressivement dans les mœurs du Moyen âge et permit de laisser une place à l’amour dans la vie quotidienne.L’amour courtois est un thème dominant de la littérature médiévale française. Il a révolutionné le rapport des sexes et par là les rapports sociaux en général.
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samedi 4 décembre 2010
mercredi 27 octobre 2010
Les armuriers au Moyen Age.
La fabrication des armes occupa naturellement au Moyen Age un grand nombre d'ouvriers, il arriva même parfois, tant les guerres étaient fréquentes, que la fabrication des armes fût insuffisante. En 1412, pendant les terribles guerres civiles qui ensanglantèrent alors la France, les commandes d'armes étaient si nombreuses qu'à Paris les armuriers n'y pouvaient suffire. Le roi dut laisser chacun libre de s'improviser fabricant d'armes.
Pour la fabrication des armes de guerre, il y eut au Moyen Age à peu près autant de métiers qu'il y avait de pièces dans l'habillement militaire. Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, il y avait une catégorie spéciale d'ouvriers pour fabriquer cet équipement, les haubergiers. Les plus habiles étaient groupés dans une petite ville du département de l'Oise, Chambly, qui pour ce motif a été longtemps appelée Chambly-le-Haubergier.
Les heaumiers fabriquaient le heaume ou casque ; les écassiers, préparaient le bouclier en forme d'écusson ou écu ; les brigandiniers faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce qu'elle était portée par les fantassins, qu'on appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable qu'il a pris depuis. On distinguait encore les trumelliers qui forgaient les trumelières ou grèves ; c'était le nom qu'on donnait à la partie de l'armure qui couvrait les jambes.
Tous ces métiers finirent par se fondre, vers le XVe siècle, en une seule corporation qui prit le nom d'armuriers.
La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs, maîtres dans l'art de fourbir, garnir et monter épées, dagues, braquemarts, miséricordes, lances, piques, hallebardes, pertuisanes, javelines, vouges, épieux, haches, masses.
Enfin restent les armes de trait. Parmi les fabricants de ces armes, on eut d'abord les arctiers, qui faisaient les arcs, il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois d'érable, de viorne, ou d'if ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées l'une à l'autre et dont les pointes étaient réunies par un ressort d'acier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies d'une forte pointe métallique. Puis vinrent les arbalétriers, qui fabriquaient une arme déjà plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, préparés par les bougeniers ou bougonniers.
Pour la fabrication des armes de guerre, il y eut au Moyen Age à peu près autant de métiers qu'il y avait de pièces dans l'habillement militaire. Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, il y avait une catégorie spéciale d'ouvriers pour fabriquer cet équipement, les haubergiers. Les plus habiles étaient groupés dans une petite ville du département de l'Oise, Chambly, qui pour ce motif a été longtemps appelée Chambly-le-Haubergier.
Les heaumiers fabriquaient le heaume ou casque ; les écassiers, préparaient le bouclier en forme d'écusson ou écu ; les brigandiniers faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce qu'elle était portée par les fantassins, qu'on appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable qu'il a pris depuis. On distinguait encore les trumelliers qui forgaient les trumelières ou grèves ; c'était le nom qu'on donnait à la partie de l'armure qui couvrait les jambes.
Tous ces métiers finirent par se fondre, vers le XVe siècle, en une seule corporation qui prit le nom d'armuriers.
La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs, maîtres dans l'art de fourbir, garnir et monter épées, dagues, braquemarts, miséricordes, lances, piques, hallebardes, pertuisanes, javelines, vouges, épieux, haches, masses.
Enfin restent les armes de trait. Parmi les fabricants de ces armes, on eut d'abord les arctiers, qui faisaient les arcs, il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois d'érable, de viorne, ou d'if ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées l'une à l'autre et dont les pointes étaient réunies par un ressort d'acier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies d'une forte pointe métallique. Puis vinrent les arbalétriers, qui fabriquaient une arme déjà plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, préparés par les bougeniers ou bougonniers.
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dimanche 8 août 2010
L’ordre Sainte-Marie des Teutoniques.
L’ordre Sainte-Marie des Teutoniques (Sanctae Mariae Ordo Teutonicus ) est un ordre religieux militaire (inspiré de l’Ordre des Chevaliers du Temple) qui fût fondé en 1128 à Jérusalem. Cet ordre, au même titre que ses ordres frères, était initialement un ordre hospitalier voué au soulagement des Croisés malades ou blessés. Les premiers membres portaient le titre de Frères de Sainte-Marie.
L'ordre des Chevaliers Teutoniques prit naissance dans sa forme militaire au siège de Saint-Jean-d'Acre le 19 novembre 1190. Il eut auparavant pour point de départ un hôpital (Hôpital teutonique de Notre-Dame de Sion) fondé dès 1128 en Palestine par des bourgeois de Lübeck et de Brême, et desservi par des Allemands (Deutschen ou Teutons).
Frédéric de Souabe, commandant le corps des croisés allemands, obtint du pape Celestin III, par l'entremise de son frère Henri, roi de Germanie, l'érection de cet hôpital en ordre religieux et militaire, assimilé aux Hospitaliers de Saint-Jean et aux Chevaliers du Temple. Henri de Waldpott en fut le premier grand-maître.
L'ordre fut divisé en trois classes comme celui de Malte : les chevaliers, les prêtres, les frères servants. Le costume fut la dalmatique blanche avec la croix noire, à laquelle Jean de Brienne ajouta plus tard la croix d'or de Jérusalem.
Obligé de quitter la Palestine à la fin des croisades, l'ordre Teutonique vint se fixer en Allemagne, où il possédait déjà d'immenses territoires, et prit pour chef-lieu le château de Neuhaus, près Mergentheim en Souabe. Frédéric II donna à Hermann von Salza, le quatrième grand-maître de l'ordre, le titre de prince d'Empire (1230).
Dès le début du XIIIème siècle, l’ordre fût appelé à combattre les tribus slaves. Frédéric II de Hohenstauffen lui donna tous les privilèges des princes d’Empire et les Teutoniques se virent investis d’une double mission: la conversion des païens des régions baltiques et leur colonisation par le biais du fameux Drang nach Osten (la marche vers l’Est).
Dès lors, les Chevaliers teutoniques allèrent de conquête en conquête, créant un véritable Empire monastique mais aussi politique et commercial. Cet impérialisme dressa contre eux la Pologne et la Lituanie qui, unies sous le sceptre des Jagellon, leur infligèrent la fameuse défaite de Tannenberg en 1410, point de départ du déclin et de l’éclatement de l’ordre.
En 1525, Albert de Brandebourg, qui était alors grand maître, se déclara pour la réforme de Luther. Il se maria, sécularisa les biens de l'ordre et se fit reconnaître comme duc héréditaire de Prusse, sous la suzeraineté de la Pologne.
Une partie des Chevaliers nommèrent alors à sa place Walter de Cromberg et le siège de l'ordre fut transporté à Marienthal ou Mergentheim en Franconie. En même temps, l'ordre des Porte-Glaives se sépara d'eux et se reconstitua sous Walter de Plettenberg.
Le 24 avril 1809, de Ratisbonne, Napoléon décréta l'abolition de l'ordre. Les biens furent donnés aux princes sur les territoires desquels ils se trouvaient. En 1834, l'empereur d'AutricheFrançois Ier releva l'ordre Teutonique auquel il donna de nouveaux statuts le 28 juin 1840.
L’Ordre tel qu’il existe aujourd’hui date de 1929 et se constitue comme un institut religieux clérical de droit pontifical. Les Teutoniques répondent désormais à un engagement spirituel et caritatif qui privilégie la protection et la défense des victimes, des opprimés et des nécessiteux, sacerdoce qui correspond à la fonction initiale pour laquelle il fût fondé en 1128 à Jérusalem.
(Auteur : Eisbär)
L'ordre des Chevaliers Teutoniques prit naissance dans sa forme militaire au siège de Saint-Jean-d'Acre le 19 novembre 1190. Il eut auparavant pour point de départ un hôpital (Hôpital teutonique de Notre-Dame de Sion) fondé dès 1128 en Palestine par des bourgeois de Lübeck et de Brême, et desservi par des Allemands (Deutschen ou Teutons).
Frédéric de Souabe, commandant le corps des croisés allemands, obtint du pape Celestin III, par l'entremise de son frère Henri, roi de Germanie, l'érection de cet hôpital en ordre religieux et militaire, assimilé aux Hospitaliers de Saint-Jean et aux Chevaliers du Temple. Henri de Waldpott en fut le premier grand-maître.
L'ordre fut divisé en trois classes comme celui de Malte : les chevaliers, les prêtres, les frères servants. Le costume fut la dalmatique blanche avec la croix noire, à laquelle Jean de Brienne ajouta plus tard la croix d'or de Jérusalem.
Obligé de quitter la Palestine à la fin des croisades, l'ordre Teutonique vint se fixer en Allemagne, où il possédait déjà d'immenses territoires, et prit pour chef-lieu le château de Neuhaus, près Mergentheim en Souabe. Frédéric II donna à Hermann von Salza, le quatrième grand-maître de l'ordre, le titre de prince d'Empire (1230).
Dès le début du XIIIème siècle, l’ordre fût appelé à combattre les tribus slaves. Frédéric II de Hohenstauffen lui donna tous les privilèges des princes d’Empire et les Teutoniques se virent investis d’une double mission: la conversion des païens des régions baltiques et leur colonisation par le biais du fameux Drang nach Osten (la marche vers l’Est).
Dès lors, les Chevaliers teutoniques allèrent de conquête en conquête, créant un véritable Empire monastique mais aussi politique et commercial. Cet impérialisme dressa contre eux la Pologne et la Lituanie qui, unies sous le sceptre des Jagellon, leur infligèrent la fameuse défaite de Tannenberg en 1410, point de départ du déclin et de l’éclatement de l’ordre.
En 1525, Albert de Brandebourg, qui était alors grand maître, se déclara pour la réforme de Luther. Il se maria, sécularisa les biens de l'ordre et se fit reconnaître comme duc héréditaire de Prusse, sous la suzeraineté de la Pologne.
Une partie des Chevaliers nommèrent alors à sa place Walter de Cromberg et le siège de l'ordre fut transporté à Marienthal ou Mergentheim en Franconie. En même temps, l'ordre des Porte-Glaives se sépara d'eux et se reconstitua sous Walter de Plettenberg.
Le 24 avril 1809, de Ratisbonne, Napoléon décréta l'abolition de l'ordre. Les biens furent donnés aux princes sur les territoires desquels ils se trouvaient. En 1834, l'empereur d'AutricheFrançois Ier releva l'ordre Teutonique auquel il donna de nouveaux statuts le 28 juin 1840.
L’Ordre tel qu’il existe aujourd’hui date de 1929 et se constitue comme un institut religieux clérical de droit pontifical. Les Teutoniques répondent désormais à un engagement spirituel et caritatif qui privilégie la protection et la défense des victimes, des opprimés et des nécessiteux, sacerdoce qui correspond à la fonction initiale pour laquelle il fût fondé en 1128 à Jérusalem.
(Auteur : Eisbär)
samedi 24 juillet 2010
Histoire de la chevalerie.
Au cours du XIe siècle, dans tout l’Occident chrétien, se développe une nouvelle classe sociale, la chevalerie, caste de guerriers au code moral très strict, et se donnant pour mission de protéger les femmes et les faibles, défendre l'Eglise ainsi qu'aimer et honorer sa patrie a ses risques et périls mais ils sont d’abord et avant tout des spécialistes de la guerre.
Il ne faut pas confondre chevalier et soldat, le chevalier ne touche pas de solde. On comprend donc qu’au XIIe siècle, seuls les plus riches peuvent posséder un cheval et tout l’équipement nécessaire (la lance et l’épée, l’écu, le heaume et le haubert). La caste des chevaliers, s’est refermée progressivement, de génération en génération la méritocratie et le droit du sang prévalait alors pour l'acquisition du titre. Ainsi, il existe une justification démocratique de l’aristocratie, les meilleurs et les plus forts ont été choisis par les victimes de l’oppression. La noblesse est donc directement issue du peuple qui, peu capable de se défendre lui-même, confie son sort à des protecteurs.
Les seigneurs se préparent très jeunes au métier des armes. Ils sont tout d’abord pages ensuite valets, puis, écuyers.Vers l’âge de quinze ans, ils sont enfin admis au combat.
C’est par la cérémonie de l’adoubement que l’écuyer devient chevalier.
Le rituel, assez complexe, commence la veille de la cérémonie, le futur chevalier doit prendre un bain, jeûner et passer la nuit en prières. Après la messe et la communion du matin, on remet au jeune homme ses armes défensives et offensives. On le frappe ensuite violemment, soit de la main, soit du plat d’une épée : c’est la colée, qui vise à éprouver le jeune chevalier et à montrer sa force. Il est ensuite invité à prouver son habileté et sa puissance au jeu de la quintaine.
Enfin, le nouveau chevalier doit prêter serment sur la Bible, promettre fidélité à son seigneur et protection aux pauvres, à la suite de quoi on le fête en donnant un grand banquet en son honneur.
Il ne faut pas confondre chevalier et soldat, le chevalier ne touche pas de solde. On comprend donc qu’au XIIe siècle, seuls les plus riches peuvent posséder un cheval et tout l’équipement nécessaire (la lance et l’épée, l’écu, le heaume et le haubert). La caste des chevaliers, s’est refermée progressivement, de génération en génération la méritocratie et le droit du sang prévalait alors pour l'acquisition du titre. Ainsi, il existe une justification démocratique de l’aristocratie, les meilleurs et les plus forts ont été choisis par les victimes de l’oppression. La noblesse est donc directement issue du peuple qui, peu capable de se défendre lui-même, confie son sort à des protecteurs.
Les seigneurs se préparent très jeunes au métier des armes. Ils sont tout d’abord pages ensuite valets, puis, écuyers.Vers l’âge de quinze ans, ils sont enfin admis au combat.
C’est par la cérémonie de l’adoubement que l’écuyer devient chevalier.
Le rituel, assez complexe, commence la veille de la cérémonie, le futur chevalier doit prendre un bain, jeûner et passer la nuit en prières. Après la messe et la communion du matin, on remet au jeune homme ses armes défensives et offensives. On le frappe ensuite violemment, soit de la main, soit du plat d’une épée : c’est la colée, qui vise à éprouver le jeune chevalier et à montrer sa force. Il est ensuite invité à prouver son habileté et sa puissance au jeu de la quintaine.
Enfin, le nouveau chevalier doit prêter serment sur la Bible, promettre fidélité à son seigneur et protection aux pauvres, à la suite de quoi on le fête en donnant un grand banquet en son honneur.









