40 jours après l’équinoxe d’automne, le début de la saison sombre, aux longues nuits animées par les feux de l'esprit et de la mémoire.
Samain est la fête celtique la mieux attestée, on la retrouve dans de nombreux récits mythologiques et épiques, en Irlande et vraisemblement en Gaule, Samonios était un moment privilégié des grands évènements religieux et politiques. Ainsi, on y mettait souvent en place les élections royales. Au niveau religieux, la célèbre cueillette du gui de chêne pourraient bien avoir eu lieu à cette période ( Au sixième jour de la lune selon Pline l'ancien, manifestement en Novembre).
Samonios est une parenthèse d’éternité dont la durée n’a pas réellement d’importance. Pour les celtes, deux jours, trois jours, une semaine la durée n’importe pas pendant le temps de Samain, il est même probable que le temps de célébration change grandement en fonction des lunaisons et des tribus. Située ainsi en dehors du temps, elle est le moment des relations entre les hommes et les dieux de l'autre monde, c'est aussi le moment où l'on honore les morts. En Gaule, d’après le calendrier de Coligny, on peut dire que l’on fêtait Samonios sur trois jours (probablement la veille, le jour même et le lendemain).
Samain est une fête intelligement équilibrée entre recueillement et convivialité, de grands banquets, peut être même les plus abondants de l'année en boisson et nourriture étaient organisés renforçant ainsi les liens au sein des villages, des clans, et des familles, les préparant à l'épreuve des rudesses hivernales.
Vous pourrez découvrir Samonios sous diverses appellations : Samhain, Old Hallowmas, Jour des Morts, Fête des Esprits, Troisième récolte, Nouvelle année celte, Tir-na-Nogh’th (gaélique), Samhuinn, Hiver celte, All Hallow’s Eve, Samana, Vigil of Saman, Vigil of Todos.
dimanche 31 octobre 2010
samedi 30 octobre 2010
Benvegnua en payis arpitan - Bienvenue en Arpitanie .
L’arpitan, également appelé francoprovençal (à ne pas confondre avec le provençal) est une langue à part entière, mais repérée seulement au XIXe siècle, et dont les spécificités et les frontières n’ont été définies qu’au courant du XXe siècle, ce qui explique qu’elle soit si mal connue (localement on dit sans complexe “le patois”).
L’arpitan est parlé dans trois pays : l’Italie (vallée d’Aoste et 8 vallées piémontaises), la Suisse romande (sauf le canton du Jura) et la France (pays de Savoie, Lyonnais, Forez, nord-Dauphiné, sud de la Bourgogne (Bresse, Bugey, Dombe, Beaujolais..) et de la Franche-Comté), à l’intérieur d’un quadrilatère Roanne-Neuchâtel-Aoste-Saint-Etienne. Les villes principales sont Aoste, Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Sion, Lyon, Grenoble, Chambéry, Annecy, Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse, Lons-le-Saunier et Pontarlier. Sa riche littérature a commencé dès la fin du XIIIe siècle et s’est poursuivie sans interruption jusqu’au XXIe siècle. On y trouve de véritables chefs-d’œuvre, mais trop souvent ignorés.
L'Arpitanie désigne un ensemble de régions européennes (suisses, italiennes et françaises, Savoie incluse) géographiquement cohérent - hormis un petit isolat en Italie du sud - ayant la langue arpitane en commun. Chaque région possède ses propres dialectes arpitans, ce qui n'exclut pas l'intercompréhension avec les autres régions.
Le terme arpitan qui signifie montagnard ou berger a été repris au début des années septante (1970) pour répondre au besoin de lever la confusion générée par le terme francoprovençal. La forme particulière arpitan a été choisie pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan. Arpitan est formé à partir de la racine pré-indo-européenne alp-, dans sa variante dialectale moderne arp- ; en langue arpitane, ce mot ne désigne non pas la «montagne», une «forme de relief élevé», comme on le croit communément, mais les «pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l'été». Cette racine est présente dans de nombreux noms de lieux, tant en Haute-Provence (Arpasse, Arpette, Arpillon, ...), qu'en Dauphiné (Arp, Arpion, Arpisson, ...), qu'en Savoie (Arpettaz, Arpeyron, Arpiane, ...), qu'en Valais (Arpette, Arpache, Arpitetta, ...) et que sur le versant italien (Arpet, Arpetta, Arpettaz,...). On retrouve cette racine ou sa variante en Lombardie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche.
Benvegnua en payis arpitan - Tetramorf.com
L’arpitan est parlé dans trois pays : l’Italie (vallée d’Aoste et 8 vallées piémontaises), la Suisse romande (sauf le canton du Jura) et la France (pays de Savoie, Lyonnais, Forez, nord-Dauphiné, sud de la Bourgogne (Bresse, Bugey, Dombe, Beaujolais..) et de la Franche-Comté), à l’intérieur d’un quadrilatère Roanne-Neuchâtel-Aoste-Saint-Etienne. Les villes principales sont Aoste, Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Sion, Lyon, Grenoble, Chambéry, Annecy, Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse, Lons-le-Saunier et Pontarlier. Sa riche littérature a commencé dès la fin du XIIIe siècle et s’est poursuivie sans interruption jusqu’au XXIe siècle. On y trouve de véritables chefs-d’œuvre, mais trop souvent ignorés.
L'Arpitanie désigne un ensemble de régions européennes (suisses, italiennes et françaises, Savoie incluse) géographiquement cohérent - hormis un petit isolat en Italie du sud - ayant la langue arpitane en commun. Chaque région possède ses propres dialectes arpitans, ce qui n'exclut pas l'intercompréhension avec les autres régions.
Le terme arpitan qui signifie montagnard ou berger a été repris au début des années septante (1970) pour répondre au besoin de lever la confusion générée par le terme francoprovençal. La forme particulière arpitan a été choisie pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan. Arpitan est formé à partir de la racine pré-indo-européenne alp-, dans sa variante dialectale moderne arp- ; en langue arpitane, ce mot ne désigne non pas la «montagne», une «forme de relief élevé», comme on le croit communément, mais les «pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l'été». Cette racine est présente dans de nombreux noms de lieux, tant en Haute-Provence (Arpasse, Arpette, Arpillon, ...), qu'en Dauphiné (Arp, Arpion, Arpisson, ...), qu'en Savoie (Arpettaz, Arpeyron, Arpiane, ...), qu'en Valais (Arpette, Arpache, Arpitetta, ...) et que sur le versant italien (Arpet, Arpetta, Arpettaz,...). On retrouve cette racine ou sa variante en Lombardie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche.
Benvegnua en payis arpitan - Tetramorf.com
jeudi 28 octobre 2010
Racines régionales.
« La fidélité au sol a engendré des sociétés régionales déjà fort anciennes puisqu'elles ont modelé dès avant l'époque gallo-romaine les traits fondamentaux de ses paysages ruraux. Ces sociétés ne sont pas qu'une source de santé et de vigueur indispensables à l'être physique de la France, elles sont, dans la diversité des langages et coutumes, l'aliment essentiel de son être culturel, la condition de sa durée. »
Georges-Henri Rivière, fondateur du musée national des arts et traditions populaires à Paris.
Georges-Henri Rivière, fondateur du musée national des arts et traditions populaires à Paris.
mercredi 27 octobre 2010
Les armuriers au Moyen Age.
La fabrication des armes occupa naturellement au Moyen Age un grand nombre d'ouvriers, il arriva même parfois, tant les guerres étaient fréquentes, que la fabrication des armes fût insuffisante. En 1412, pendant les terribles guerres civiles qui ensanglantèrent alors la France, les commandes d'armes étaient si nombreuses qu'à Paris les armuriers n'y pouvaient suffire. Le roi dut laisser chacun libre de s'improviser fabricant d'armes.
Pour la fabrication des armes de guerre, il y eut au Moyen Age à peu près autant de métiers qu'il y avait de pièces dans l'habillement militaire. Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, il y avait une catégorie spéciale d'ouvriers pour fabriquer cet équipement, les haubergiers. Les plus habiles étaient groupés dans une petite ville du département de l'Oise, Chambly, qui pour ce motif a été longtemps appelée Chambly-le-Haubergier.
Les heaumiers fabriquaient le heaume ou casque ; les écassiers, préparaient le bouclier en forme d'écusson ou écu ; les brigandiniers faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce qu'elle était portée par les fantassins, qu'on appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable qu'il a pris depuis. On distinguait encore les trumelliers qui forgaient les trumelières ou grèves ; c'était le nom qu'on donnait à la partie de l'armure qui couvrait les jambes.
Tous ces métiers finirent par se fondre, vers le XVe siècle, en une seule corporation qui prit le nom d'armuriers.
La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs, maîtres dans l'art de fourbir, garnir et monter épées, dagues, braquemarts, miséricordes, lances, piques, hallebardes, pertuisanes, javelines, vouges, épieux, haches, masses.
Enfin restent les armes de trait. Parmi les fabricants de ces armes, on eut d'abord les arctiers, qui faisaient les arcs, il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois d'érable, de viorne, ou d'if ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées l'une à l'autre et dont les pointes étaient réunies par un ressort d'acier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies d'une forte pointe métallique. Puis vinrent les arbalétriers, qui fabriquaient une arme déjà plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, préparés par les bougeniers ou bougonniers.
Pour la fabrication des armes de guerre, il y eut au Moyen Age à peu près autant de métiers qu'il y avait de pièces dans l'habillement militaire. Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, il y avait une catégorie spéciale d'ouvriers pour fabriquer cet équipement, les haubergiers. Les plus habiles étaient groupés dans une petite ville du département de l'Oise, Chambly, qui pour ce motif a été longtemps appelée Chambly-le-Haubergier.
Les heaumiers fabriquaient le heaume ou casque ; les écassiers, préparaient le bouclier en forme d'écusson ou écu ; les brigandiniers faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce qu'elle était portée par les fantassins, qu'on appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable qu'il a pris depuis. On distinguait encore les trumelliers qui forgaient les trumelières ou grèves ; c'était le nom qu'on donnait à la partie de l'armure qui couvrait les jambes.
Tous ces métiers finirent par se fondre, vers le XVe siècle, en une seule corporation qui prit le nom d'armuriers.
La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs, maîtres dans l'art de fourbir, garnir et monter épées, dagues, braquemarts, miséricordes, lances, piques, hallebardes, pertuisanes, javelines, vouges, épieux, haches, masses.
Enfin restent les armes de trait. Parmi les fabricants de ces armes, on eut d'abord les arctiers, qui faisaient les arcs, il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois d'érable, de viorne, ou d'if ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées l'une à l'autre et dont les pointes étaient réunies par un ressort d'acier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies d'une forte pointe métallique. Puis vinrent les arbalétriers, qui fabriquaient une arme déjà plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, préparés par les bougeniers ou bougonniers.
Libellés :
Armes,
Armuriers,
Chevalerie,
histoire,
Moyen-âge,
vieux métiers
samedi 23 octobre 2010
vendredi 22 octobre 2010
jeudi 21 octobre 2010
Gabriele Adinolfi, Pensées corsaires.
Figure éminente de la droite radicale italienne, cofondateur de l’organisation Terza Posizione brisée par la répression du système, exilé politique pendant vingt ans, Gabriele Adinolfi revient au-devant de la scène éditoriale avec un dernier essai, vigoureux et enthousiasmant. Fidèle à l’esprit du Ventennio fasciste dans ce qu’il eut de plus intemporel et avant-gardiste, l’auteur nous livre dans cet abécédaire résolument anticonformiste des réflexions qui se font l’écho d’une vaste culture pluridisciplinaire transcendant l’espace et le temps.
Au fil d’une écriture ciselée par une passion raisonnée, dans une perspective évolienne de lutte et de victoire, Gabriele Adinolfi dévoile un univers d’une foisonnante richesse qui, au-delà des choix personnels de l’auteur, n’en possède pas moins une portée générale et exemplaire. Des hommes et femmes remarquables aux événements historiques marquants en passant par des concepts politiques ou philosophiques, des grands mythes aux mouvements artistiques, tout un ensemble de références soigneusement sélectionnées contribue à tracer les contours d’une « idée du monde », déclinaison selon un éclairage « romain », de notre Weltanschauung européenne.
Un ouvrage dense et exigeant qui enjoint les lecteurs, désireux de dépasser les slogans éculés et les schémas désuets, à de salutaires révisions dans le contexte d’une mouvance nationale identitaire en pleine recomposition et d’un monde globalitaire où s’effectue le retour de l’Histoire.
Au fil d’une écriture ciselée par une passion raisonnée, dans une perspective évolienne de lutte et de victoire, Gabriele Adinolfi dévoile un univers d’une foisonnante richesse qui, au-delà des choix personnels de l’auteur, n’en possède pas moins une portée générale et exemplaire. Des hommes et femmes remarquables aux événements historiques marquants en passant par des concepts politiques ou philosophiques, des grands mythes aux mouvements artistiques, tout un ensemble de références soigneusement sélectionnées contribue à tracer les contours d’une « idée du monde », déclinaison selon un éclairage « romain », de notre Weltanschauung européenne.
Un ouvrage dense et exigeant qui enjoint les lecteurs, désireux de dépasser les slogans éculés et les schémas désuets, à de salutaires révisions dans le contexte d’une mouvance nationale identitaire en pleine recomposition et d’un monde globalitaire où s’effectue le retour de l’Histoire.











