lundi 11 octobre 2010

Réinformation.


samedi 9 octobre 2010

Les racines grecques de l'Europe et l'islam.

Tous les hommes de culture le savent bien, la civilisation européenne, notre Gaule comprise, doit beaucoup à la Grèce antique : pensée philosophique et politique, méthode scientifique, démocratie, usage de l'écriture, réflexion juridique, arts et architecture, monnaie, sont les principaux domaines dans lesquels elle eut et conserve encore une part déterminante.

Cette valeur inestimable de la pensée grecque fut reconnue par leurs vainqueurs Romains, hommes pragmatiques qui surent toujours emprunter aux autres, y compris à leurs ennemis, ce qui leur était utile, en particulier techniques de la guerre gauloises (cavalerie, glaive, scutum, etc.), pensée et littérature grecques. Dans l'Antiquité tardive, c'est encore la Grèce qui offre au christianisme naissant ses armes philosophiques et ses principes juridiques nécessaires à la codification des croyances et des pratiques. Et cette dette ne fut jamais oubliée ; à travers tout le Moyen-âge, on se souvient de l'importance de la culture grecque et on étudie continuellement ses principaux auteurs.

Pourtant, aujourd'hui, pullulent les idées fausses, parfois des mensonges éhontés, au sujet de la transmission des savoirs de nos Pères grecs. Ceux-ci auraient été sauvés grâce à l'intervention de savants musulmans qui, "en avance" sur l'Europe chrétienne, auraient servis de relais entre la Grèce et la Renaissance.

Les motivations de telles allégations, on les connaît : se plier au politiquement correct, donner une place officielle à de nouveaux venus dont la culture est totalement étrangère à celle de l'Europe traditionnelle, nier la valeur de la civilisation européenne, qui devrait tout aux "autres", rien à elle-même. Malgré l'énormité de ces bêtises, leur caractère inacceptable au plan moral, leur fausseté au plan scientifique, elles sont devenues des évidences pour les pense-petit. Des pense-petit qui ignorent sans doute que l'Afrique gréco-romaine fut ravagée et anéantie comme civilisation par la conquête islamique (VIIème-VIIIème siècles), que Constantinople, quelques siècles plus tard (1453), s'effondra sous les coups des Turcs, disparaissant avec sa prodigieuse bibliothèque ; et qui ignorent sans doute qu'entre ces deux événements dramatiques pour l'héritage grec, c'est en Europe, et non en terre d'islam, que l'on lit, copie, commente Aristote.

A ce sujet, on se félicitera de l'ouvrage qu'à fait paraître en 2008 Sylvain Gouguenheim,"Aristote au Mont-Saint-Michel. Les racines grecques de l'Europe chrétienne" qui participe à lever le voile d'obscurantisme qui est tombé sur la pensée publique française, et ainsi de la dépouiller d'un des plus scandaleux mensonge intellectuel de notre temps.

Communauté Gauloise.com

mercredi 6 octobre 2010

L'escargot de Bourgogne

Ce charmant mollusque terrien, répondant au doux nom d'Hélix Pomatia, trimballe sa nonchalance en nos contrées et dans nos assiettes depuis fort longtemps. Il n'y a pas vraiment de traces de sa consommation plurimillénaire mais il y a fort à parier que nos ancêtres, en bon chasseurs cueilleurs opportunistes, aient trouvé en ce sympathique animal, aussi visqueux soit-il, une source de protéines non négligeable.

Car il est riche ce gastéropode, plus riche en protéines, en fer et en calcium que n'importe quelle viande et surtout il est pauvre en lipides, en mauvais cholestérol. Et c'est assez arrangeant lorsqu'on lui ajoute déja force de beurre. L'hélix Pomatia aime à vivre dans des zones relativement calcaires, pour l'aider à former sa coquille, et à une profonde hantise des zones argileuses qui l'empêche de s'enterrer pour hiverner et pondre.

Son régime alimentaire est très varié, sa radula et son système digestif peu délicat lui permettent d'ingurgiter des champignons, vénéneux ou non, toute sorte de plantes, de l'ortie à la cigûe. C'est certainement pour cette raison que l'on met toujours à jeûner l' escargot de bourgogne (comme les autres d'ailleurs), le temps qu'il élimine les toxines, et que l'on rejete son foie après cuisson au bouillon. Enlever le tortillon est d'ailleurs une obligation pour les professionnels. Pour ma part, j'ai plutôt dans l'idée que le foie détruit les toxines, c'est pourquoi je le laisse. Chacun ses goûts!

Hélix Pomatia provient toujours de ramassages dans la nature, les héliciculteurs lui préfèrent Hélix aspersa ou licorum. En effet, le Bourgogne met beaucoup trop de temps à grossir pour un éleveur, et la réussite de sa reproduction en espace clos est relativement hasardeuse.

Sa raréfaction actuelle fait de lui un mal nommé. En Bourgogne, on en trouve peu et il est plus à l'aise dans les Alpes, le Lyonnais et l'Auvergne. Plusieurs raisons à cela, la prédation des sangliers dont les effectifs ont connu un véritable bond, les haies qui disparaissent, la pollution, les pesticides, la mauvaise gestion des cultures agricoles, l'expansion des corvidés. Et tout cela met à mal la survie de ce petit être à sang froid, dont l'existence n'est déjà pas simple lorsque les conditions sont idéales.

Mais soyons plus gais! Comme le savoir est fait pour être partagé et que je vous aime bien, voci une recette familiale dans la pure tradition bourguignonne et qui vient d'un grand cuisinier du XIXème siècle:

Pour dix douzaines: 500g de beurre, 40g d'aulx, 20g d'échalotes, 15g de sel, 40g de persil plat, 4g de poivre, 2gr de quatre épices.

Et ma touche personnelle, une cuillière à café rase d'anis vert moulu, ce qui rend le tout moins écoeurant à la dégustation et plus digeste (c'est d'ailleurs un petit truc du vieux curé de Sommières).

Quoi de plus normal, pour accompagner cette entrée chaude typiquement française, qu'un bourgogne blanc! Un Viré Clessé, un Givry, un Montagny, le choix est large.

(Auteur : Baron des Adrets).

mardi 5 octobre 2010

Sigues fier de la tiéu identità.

Sigues fier de la tiéu identità, ounoura li tiéu tradicioun, aima la tiéu familha e la tiéu cità e proutegia li dei envasoun.

lundi 4 octobre 2010

Henri Vincenot "La Billebaude".

Premièrement, la jeunesse d'aujourd'hui aurait tort de s'imaginer que tout le monde, jadis,mourait de sous-développement à 45 ans, comme les astuces de la statistique tendent à la faire croire aujourd'hui.

Secondement, que le genre de vie absolument primitif et aussi peu hygiénique que possible qu'avaient mené ces vieilles gens, ne conduisait qu'à la déchéance, tant morale que physique. Mes vieux et mes vieilles avaient tous moissonné à la grande faucille, et la plupart se soutenaient encore chaque jour d'un bon bol de trempusse au ratafia, dont je me repentirais de ne pas donner ici la recette : verser un quart de litre de ratafia dans un bol, y tremper de grosses mouillettes de pain frais ou rassis selon les goûts, et manger les mouillettes. Comme on voit, cela n'est pas boire, puisque l'on se contente de manger le pain et que c'est lui qui a tout bu. Quand au ratafia, mon grand-père disait : c'est la boisson la plus saine qu'on puisse imaginer car on la fait en versant un quart de marc à 55° dans trois quarts de litre de jus de raisin frais. Le jus de raisin ainsi traité se conservait indéfiniment en se bonifiant, bien entendu.

Pour lors, tous ces vieux vivaient au domicile de l'un de leurs enfants qui, selon l'expression consacrée, les avaient « en pension ». Cela signifiait que celui de leurs enfants qui les hébergeait recevait de ses frères et soeurs une petite somme d'argent fixée à l'amiable.Cette pension était en réalité très faible car les vieillards étaient considérés comme précieuse main d'oeuvre et de ce fait, dédommageaient en partie l'enfant qui les accueillait.

Mes arrière-grand-mères tricotaient et reprisaient toutes les chaussettes, ravaudaient le linge, récoltaient les simples, donnaient la main aux quatre lessives de l'année, s'occupaient des couvées et assuraient la permanence de la prière. Mes arrière-grand-pères faisaient et réparaient toute la vannerie et la sacherie de la maison, remmanchaient les outils, aiguisaient les lames, régnaient sur le bûcher et avec les jeunes garçons, mes cousins et moi, approvisionnaient les feux.

Si je vous raconte cela, c'est pour vous montrer comment étaient alors réglés ce qu'on appelle maintenant les « Problèmes du troisième âge ». On peut avoir intérêt à méditer là-dessus, en notre grandiose époque qui pratique si délibérément l'abandon officiel des enfants et des vieillards, tout en leur consacrant par ailleurs tant d'articles exhaustifs dans la presse, tant de discours à la tribune et tant de crédits pour réaliser à leur égard la ségrégation des âges avec les crèches, les écoles enfantines, les asiles et les maisons de retraite. Pour parler clair, je dirai qu'il n'y avait pas de « problème de l'enfance » ni du « troisième âge » parce que la famille assumait alors toutes ses responsabilités.

dimanche 3 octobre 2010

Vézelay, haut lieu du patrimoine chrétien.

Témoin d’une histoire riche et d’un patrimoine spirituel d’une profondeur inouïe, la Basilique Sainte Madeleine, perchée sur la « colline éternelle », domine un village pittoresque qui a gardé ses remparts, ses portes et son chemin de ronde.

Avec les reliques de Marie-Madeleine, Vézelay devient au 11e siècle un haut lieu de la chrétienté et un point de départ du pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.
La basilique, chef d’œuvre de l’architecture romane, éblouit par ses admirables proportions. En entrant, une lumière étonnante saisit d’emblée le visiteur et donne à l’édifice une ampleur insondable. Les chapiteaux et les trois tympans forment un ensemble unique par leur qualité et leur message.


L’abbaye bénédictine de Vézelay, fondée vers 860, est d'abord située dans la plaine. Peu après sa construction, les reliques de Marie Madeleine, rapportées de Provence, y sont déposées. Bientôt, les invasions normandes obligent les moines à se réfugier sur la colline, où l’abbaye se trouve toujours

Tout au long de son histoire, l’abbaye de Vézelay est le théâtre de grands événements :

- En 1146, saint Bernard vient y prêcher la deuxième croisade.
- En 1190, Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste s'y rencontrent, avant leur départ pour la troisième croisade.
- Saint Louis s’y rend à plusieurs reprises, pendant son règne.

Cette popularité est liée au succès du culte de Marie-Madeleine. En 1037, les reliques de la sainte sont exposées pour la première fois. Le bruit de leur présence à Vézelay attire de nombreux pèlerins. En 1050, une bulle papale consacre le pèlerinage qui est d’autant plus prisé qu’il se trouve sur une des routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Devant l’afflux de pèlerins, l’église carolingienne (878) n’est plus assez grande et la construction d’un édifice plus vaste est désormais nécessaire. Les travaux sont entrepris, à partir de 1096, et commencent par le chœur et le transept, construits au-dessus de la crypte carolingienne. Le chœur est consacré en 1104.

Le 21 juillet 1120, la nef carolingienne est détruite par un incendie. Une nouvelle nef est alors construite ; elle est achevée vers 1140. Elle se présente comme un vaisseau très large. Son élévation est à deux niveaux, grandes arcades et fenêtres hautes, et elle est voûtée d’arêtes, sur doubleaux en plein cintre bicolores. Ensuite, la construction du narthex dure jusque vers 1150. Cette avant-nef est un élément important de l’église puisque les pèlerins y sont accueillis et que certaines liturgies s’y déroulent. Elle abrite les trois portails sculptés de l’abbatiale.

Les XIIe et XIIIe siècles marquent l’apogée du pèlerinage de Vézelay. En conséquence, le chœur est à nouveau remplacé, entre 1190 et 1215, par un sanctuaire gothique plus élevé et mieux éclairé.

Au XIIIe siècle, l’abbaye de Vézelay entre en décadence, suite à une perte d’affluence de pèlerins. La guerre de Cent Ans laisse des ruines derrière elle et la Révolution ordonne sa destruction. Aujourd’hui, l’église de la Madeleine est le seul bâtiment qui subsiste de l’abbaye, avec la salle capitulaire et quelques pans de murs. Mais il n'en resterait sans doute rien du tout si Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc n’étaient intervenus pour restaurer les vestiges, entre 1840 et 1861.


L'abbaye de Vézelay, bien que vouée au culte de Marie-Madeleine, a possédé sa vierge noire et son dolmen.Il est fait mention de la vierge noire dans les "annales des croisades" et Saint Louis se serait agenouillé devant elle à la fin du mois de Septembre 1244. Elle était exposée dans la crypte. Vézelay fut de tous temps un lieu initiatique. Les druides y ont bien sûr séjourné. Le dolmen marquait le noeud de courants telluriques. Il est toujours sur place, sous le côté droit de la crypte. Comme d'habitude, ainsi qu'à Chartres ou à Notre-Dame de Paris, on ne peut y acceder.On peut remarquer la position de l'ancien temple dédié à Mithra. Il nous est indiqué par une sculpture représentant une tête de taureau.

Une autre particularité de Vézelay est son appartenance à une série de bâtiments religieux représentant les différents emplacements des étoiles de la grande ourse. Les anciens initiés recherchaient les implantations stellaires où ils projetaient une constellation sur le sol et où chaque menhir ou dolmen figurait une étoile. Nous retrouvons cela dans le Puy de Dôme, avec les Notre-Dame ou bien avec les églises Lyonnaises représentant la constellation de la vierge.

(Auteur : Eisbär)

samedi 2 octobre 2010

Casapound Italia

Rome le 13 septembre 2010 – Deux mille deux cents inscrits, adhérents, militants et web supporter. De nouvelles villes représentées, trois au nord (Trento, Brescia et Cuneo), deux au sud (Caserta et Crotone). Quatorze sections dans dix régions, quatre occupations logeant des familles (OSA) à Rome, Latina, Colleverde et Lamezia Terme et quatre occupations non conformes à Rome, trente deux si l'on compte les pubs, librairies et autres espaces distribués dans treize régions. Sept groupes sportifs dont quatre crées l'année passée, la création d'un groupe de protection civile.

Casapound Italia est une réalité en mouvement. L'association, fondée en juin 2008, s'est réunie du 10 au 12 septembre à Area 19 afin de faire le point sur ces deux années d'engagement et sur les défis de 2011. Débats, expositions et concerts eurent lieu dans cette occupation située via Monti della Farnesina à Rome, une ancienne station de métro abandonnée depuis près de 20 ans.  D'après les données de 2010, c'est la région du Lazio qui compte le plus d'adhérents suivie du Piémont, de la Lombardie, des Marches, de la Ombrie et de la Campanie. 31% des membres sont des étudiants, environ 15% ont moins de 20 ans. 39% ont entre 20 et 29 ans.


En 2009 l'action de Casapound Italia a suivie deux routes parallèles – explique Gianluca Ianonne, président de Cpi. D'un côté nous avons mené des actions chocs pour éveiller les consciences, d'un autre nous avons poursuivi notre engagement constant pour construire des structures autonomes, ouvertes à tous, qui opèrent dans tous les champs de la société en utilisant des principes de gestions différents, loin de ceux utilisés par le marché. Parmi toutes les actions que nous avons mené dans les derniers mois, il faut noter celle de février 2010, en pleine crise de Fiat, quand CPI a symboliquement mis les scellés sur une centaine de concessions de la marque et occupé pacifiquement les plus grands concessionnaires de Rome. On peut aussi citer l'assassinat du père Noël en décembre 2009 afin de protester contre les loyers et la vie chère, les pensions en baisse. Peu à peu le peuple italien est assassiné par le système politico-bancaire.

Sur le deuxième front, Ianonne mentionna la création de quatre nouveaux groupes sportifs qui ont des ramifications au travers de tout le territoire national. Cela a permis de rendre accessible certaines disciplines sportives, généralement couteuses, à un plus grand nombre de personnes. Parmi elles, on peut citer le groupe d'excursion la « Muvra », le groupe de parachutisme « Istito Rapace », le groupe de plongée sous-marine « Diavoli di Mare » et enfin le club de moto « Scuderie 7punto1 ». Depuis peu existe aussi l'équipe de Water polo « Black Sharks ». Cette année devrait voir le jour une équipe de Hockey sur glace à Bolzano, une équipe de foot à Lecce et un club de boxe à Rome.

L'expérience enrichissante acquise à l'occasion du tremblement de terre dans les Abruzzes en avril 2009 a mené à la création d'un groupe de protection civile dont les bases sont actuellement dans le Lazio et en Campanie. Depuis peu existe aussi un groupe d'urgence sanitaire, le « Grimes ». Chaque section dispose d'une aide juridique et le projet « Braccia Tese » vient en aide aux personnes handicapées et à leur famille. Sur le plan musical, l'engagement de Casapound se poursuit. CPI donne la possibilité d'apprendre un instrument de musique. Depuis février 2010, existe la « Bunker Noise Academy », l'école de musique de CPI, qui est venue s'ajouter aux services de la salle de répétition « Bunkernoise » et du studio du même nom.

« Notre engagement pour faire avancer le Mutuo sociale et pour affirmer le droit de tous les citoyens italiens à la propriété se poursuit. L'association « Tempo di essere madri » a proposé une loi qui donnerait un salaire plein aux femmes obligées de travailler à temps partiel pour s'occuper de leurs enfants de moins de 6 ans. Le 21 mars, 200 personnes ont participé au marathon de Rome avec un t-shirt « Je cours car je n'ai pas le temps » afin de soutenir l'association. Pourtant, l'année 2010 fut avant tout l'année du Blocco Studentesco qui est devenu le premier mouvement étudiant à Rome avec 28% des suffrages. Désormais le mouvement dispose de 4 présidents de sections et d'un vice-président pour le conseil des étudiants. Cette année fut un grand succès aux élections pour l'association étudiante de CPI. Elle a obtenu près de 4000 votes dont 1500 à Rome. Ce résultat montre que les choses changent et que nous nous implantons dans les universités comme à Tor Vergata où nous avons un élu au sénat académique ainsi que 15 conseillers. Même à Roma Tre, place forte de la gauche, nous avons désormais 3 conseillers de faculté et un élu au conseil des étudiants. Un résultat – conclut le président de CPI – qui nous laisse penser que notre défi aux étoiles ne fait que commencer. »